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Côte d’Ivoire : Le secteur privé appelé à financer 70% du PND ivoirien à New York

Présenté cette semaine aux investisseurs américains, le Plan national de développement 2026 2030 mise sur le secteur privé pour porter 70,2 pour cent des investissements programmés. Le défi est désormais de convertir cette ambition en projets finançables et en emplois formels.

Par la Rédaction
Publié le 28 septembre 2026
Lecture : 3 min
Côte d’Ivoire : Le secteur privé appelé à financer 70% du PND ivoirien à New York

Photo de famille lors de la Journée Portes Ouvertes (« Open Days ») organisée par le Groupe de la Banque mondiale au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire.

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La Côte d’Ivoire a profité de la semaine de l’Assemblée générale des Nations unies pour présenter son prochain cycle d’investissement. Le 21 septembre à New York, lors d’une rencontre organisée par le Corporate Council on Africa, la ministre de l’Économie, du Plan et du Développement, Nialé Kaba, a exposé aux entreprises américaines les priorités du Plan national de développement 2026-2030. Le message central est clair : 70,2 % des investissements programmés doivent être portés par le secteur privé.

Les secteurs cités couvrent l’agro-industrie, l’énergie, les infrastructures, la santé, les services financiers, le numérique et l’industrie manufacturière. Le gouvernement associe ce programme à plus de trois millions d’emplois formels et à un revenu par habitant de 4 500 dollars à l’horizon 2030. Ces objectifs donnent une direction, mais ils impliquent un rythme très élevé de création d’entreprises, d’extension des capacités productives et de formation de la main-d’œuvre.

Un roadshow ne suffit pas à déclencher un investissement. Pour passer de l’intérêt à la signature, chaque projet doit présenter un marché, un modèle de revenus, des autorisations, un calendrier foncier et un partage des risques compréhensible. Dans les partenariats public-privé, les investisseurs examineront aussi les garanties éventuelles de l’État et leurs conséquences budgétaires. Dans l’industrie, la disponibilité de l’énergie, la logistique et l’accès aux devises pèseront directement sur la rentabilité attendue.

La part annoncée de 70,2 % impose donc une discipline de préparation. Une liste limitée de projets mûrs, accompagnée de données techniques et financières vérifiables, sera plus convaincante qu’un catalogue très large. Les autorités devront préciser ce qui relève de capitaux propres, de dette bancaire, de concessions ou d’investissement direct étranger. Elles devront aussi mesurer la part réellement exécutée, car un montant annoncé ou approuvé n’équivaut pas encore à une usine construite.

L’enjeu n’est pas uniquement d’attirer des capitaux américains. Il est de créer des chaînes de valeur où des entreprises ivoiriennes deviennent fournisseurs, sous-traitants ou partenaires technologiques. Des clauses de contenu local mal calibrées peuvent renchérir les projets ; sans objectif de transfert de compétences, l’impact sur l’économie restera toutefois limité. Le nombre d’emplois durables, les achats locaux et les exportations nouvelles devront accompagner le suivi des montants investis.

La désignation de la Côte d’Ivoire comme pays hôte du US Africa Business Summit 2027 offre un prochain rendez-vous. D’ici là, le pays peut transformer la présentation de New York en pipeline public de projets, avec responsables, étapes et décisions attendues. C’est à cette condition que le PND cessera d’être une promesse macroéconomique pour devenir une série d’investissements visibles, créateurs de production et de revenus.