Côte d’Ivoire : Renforcement du réseau électrique, le Sénat donne son feu vert à un financement américain de 300 millions de dollars
Le Sénat ivoirien a adopté à l’unanimité, le jeudi 5 novembre 2026 à Yamoussoukro, le projet de loi autorisant la ratification de deux accords avec les États-Unis, dans le cadre d’un programme énergétique de 322,5 millions de dollars. Cet investissement, dont 300 millions de dollars constituent un don américain, vise à moderniser le réseau électrique, réduire les coupures et renforcer les échanges d’énergie au sein de la CEDEAO.

En Côte d’Ivoire, le Sénat a approuvé un financement américain de 300 millions de dollars pour l’amélioration du réseau électrique ivoirien / photo d’illustration
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La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de modernisation du secteur de l’électricité. Après l’Assemblée nationale, le Sénat a adopté à l’unanimité, le jeudi 5 novembre 2026, le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier deux accords conclus avec les États-Unis dans le cadre du Programme compact régional pour l’énergie. D’un montant global de 322,5 millions de dollars, ce programme vise notamment à améliorer la fiabilité du réseau électrique national, à réduire les interruptions de fourniture d’électricité et à renforcer les échanges énergétiques avec les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Un financement de 322,5 millions de dollars pour transformer le secteur électrique
Réuni à Yamoussoukro, le Sénat ivoirien a donné son approbation unanime au projet de loi autorisant le chef de l’État à ratifier deux accords conclus entre la Côte d’Ivoire et les États-Unis d’Amérique. Ces instruments de coopération s’inscrivent dans le cadre du Millennium Challenge Corporation (MCC), une agence américaine spécialisée dans l’aide au développement.
Le Programme compact régional pour l’énergie, qui s’étend sur une période de cinq ans, bénéficie d’une enveloppe financière globale de 322,5 millions de dollars. Sur ce montant, les États-Unis apportent une contribution de 300 millions de dollars, soit environ 182 milliards de francs CFA, sous forme de don. L’État ivoirien participe, pour sa part, au financement du programme à hauteur de 22,5 millions de dollars.
Cet important appui financier est destiné à accompagner les efforts de la Côte d’Ivoire en faveur d’un système électrique plus performant, plus résilient et mieux adapté à la croissance des besoins énergétiques.
Moderniser les infrastructures et réduire les coupures d’électricité
Au cœur de ce programme figure la modernisation du réseau électrique ivoirien, avec pour objectif principal d’améliorer sa fiabilité et de limiter les perturbations dans la distribution de l’électricité.
Les investissements envisagés concernent notamment le renouvellement et le renforcement des équipements électriques, l’amélioration des technologies d’exploitation et de gestion du réseau, ainsi que le développement des capacités de stockage de l’énergie.
Le programme prévoit également de soutenir le développement des énergies renouvelables, dans une perspective de diversification des sources de production et de consolidation de la sécurité énergétique.
Au-delà des enjeux nationaux, cette initiative comporte une importante dimension régionale. Elle entend favoriser l’accroissement des échanges d’électricité entre la Côte d’Ivoire et les autres pays de la CEDEAO. Une meilleure interconnexion des réseaux électriques devrait ainsi contribuer à faciliter les échanges énergétiques et à renforcer la coopération entre les États de la sous-région.
Le Parlement appelé à valider les deux accords
L’adoption de ce projet de loi par le Sénat intervient après son approbation par l’Assemblée nationale. Elle constitue une étape institutionnelle nécessaire à la ratification des deux accords conclus entre la Côte d’Ivoire et les États-Unis.
Pour rappel, le premier accord a été signé en septembre 2025 à Abidjan, tandis que le second a été conclu en avril 2026 à Washington. Certaines dispositions de ces instruments comportant des dérogations au droit ivoirien, leur ratification requiert une autorisation préalable du Parlement.
Avec ce vote unanime, le Sénat achève ainsi l’examen parlementaire du projet de loi et donne son feu vert à la poursuite du processus de ratification.
À travers ce programme de coopération, la Côte d’Ivoire entend donc renforcer les fondations de son système électrique, améliorer la qualité de la fourniture d’énergie aux populations et aux entreprises, tout en consolidant sa position dans les échanges énergétiques régionaux. La mise en œuvre effective des investissements prévus au cours des cinq prochaines années constituera désormais un enjeu majeur pour atteindre ces objectifs.
