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Ebola : Le Bénin passe en phase de préalerte après un cas confirmé au Nigeria

Face à la confirmation d’un cas importé de maladie à virus Ebola au Nigeria, le gouvernement béninois renforce son dispositif de surveillance sanitaire. Le pays est désormais en phase de préalerte, avec une vigilance accrue aux points d’entrée du territoire. À ce jour, aucun cas n’a été signalé au Bénin.

Par Thomas Biakpa
Publié le 23 octobre 2026
Lecture : 4 min
Ebola : Le Bénin passe en phase de préalerte après un cas confirmé au Nigeria

Au Bénin, les autorités sanitaires se préparent à toute éventualité après le cas détecté au Nigeria / APA

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La menace d’une propagation de la maladie à virus Ebola dans la sous-région ouest-africaine suscite une vigilance accrue des autorités sanitaires. Au lendemain de la confirmation d’un cas importé au Nigeria, le gouvernement béninois a décidé de passer en phase de préalerte, afin de renforcer les mesures de prévention, de détection et de prise en charge d’éventuels cas suspects.

Cette décision s’inscrit dans une démarche d’anticipation visant à protéger les populations et à limiter les risques d’introduction du virus sur le territoire national.

Le Nigeria a confirmé, le 20 octobre 2026, un cas importé de maladie à virus Ebola à Abuja. Il s’agit d’une voyageuse en provenance d’Ouganda, infectée par la souche Bundibugyo. Les premiers symptômes seraient apparus le 7 octobre, soit quatre jours après son arrivée. À la suite de cette confirmation, les autorités sanitaires nigérianes ont engagé le suivi de 44 personnes ayant pu être en contact avec la patiente, dans le cadre des mesures de surveillance épidémiologique.

Un dispositif de surveillance renforcé à l’aéroport de Cotonou

Dans ce contexte, les autorités béninoises entendent prévenir toute éventuelle introduction du virus dans le pays. Le mercredi 21 octobre 2026, le ministre de la Santé, le professeur Benjamin Hounkpatin, s’est rendu à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou pour s’assurer de l’effectivité du dispositif de détection et de gestion des cas suspects.

Au cours de cette visite d’inspection, le ministre a notamment examiné les équipements installés dans le hall des arrivées, dont les caméras thermiques destinées à repérer les voyageurs présentant une température corporelle anormalement élevée. Des salles d’isolement sont également prévues pour accueillir les personnes présentant des signes évocateurs de la maladie, dans l’attente d’évaluations sanitaires complémentaires.

Le dispositif devrait par ailleurs être renforcé avec l’intégration d’équipements supplémentaires dans le nouveau grand hall de l’aéroport, actuellement en construction. L’objectif est d’améliorer les capacités de détection et de réaction face à tout risque sanitaire, particulièrement dans un contexte marqué par l’intensification de la vigilance autour de la maladie à virus Ebola.

La coordination sanitaire au cœur de la riposte

Au-delà des mesures déployées à l’aéroport, le ministère de la Santé a activé les commissions techniques de la plateforme multisectorielle « One Health », ou « Une seule santé ». Cette approche vise à renforcer la collaboration entre les différents secteurs concernés, notamment la santé humaine, la santé animale et l’environnement.

Cette coordination doit permettre d’harmoniser les mécanismes de surveillance, de faciliter le partage des informations et de préparer une réponse concertée en cas de détection d’un éventuel cas sur le territoire béninois. Les ministères concernés ainsi que les partenaires techniques et financiers sont associés à cette démarche afin de garantir une meilleure préparation des services compétents.

Pour les autorités sanitaires, l’enjeu est de disposer d’un système d’alerte efficace, capable de détecter rapidement toute situation suspecte et de déclencher les mesures nécessaires pour éviter une éventuelle propagation de la maladie.

Les populations appelées à la vigilance, sans céder à la panique

Malgré ce renforcement des mesures préventives, le ministère de la Santé appelle la population au calme. « Il n’y a pas lieu de céder à la panique », rappelle-t-il, tout en insistant sur l’importance du respect des mesures de prévention.

La maladie à virus Ebola ne se transmet pas par l’air. La contamination survient principalement lors d’un contact direct avec le sang ou d’autres liquides biologiques d’une personne malade ou décédée, ou avec des objets contaminés par ces liquides. La vigilance doit également s’étendre à la manipulation d’animaux sauvages, en particulier ceux retrouvés malades ou morts.

Dans ce sens, les populations sont invitées à adopter des gestes préventifs simples, notamment le lavage régulier des mains, l’évitement de tout contact avec les liquides biologiques d’une personne malade et l’abstention de manipuler des animaux sauvages morts ou présentant des signes de maladie. Toute situation suspecte doit être signalée aux services sanitaires compétents.

Ces précautions constituent des mesures essentielles pour limiter les risques de contamination et contribuer à la protection collective.