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Échanger de la dette contre des écoles : l’UNESCO veut changer d’échelle

Cent treize pays dépensent davantage pour leur dette que pour l’éducation. Les swaps peuvent dégager des marges, à condition que les économies soient traçables et réellement additionnelles.

Par la Rédaction
Publié le 10 septembre 2026
Lecture : 2 min
Échanger de la dette contre des écoles : l’UNESCO veut changer d’échelle

Un élève de l’école primaire écrit sur son cahier à double ligne à l’aide d’une règle en bois, au cours d’une leçon de français en Côte d’Ivoire. Le modèle de reconversion de la dette ivoirienne est cité par l’UNESCO comme un exemple réussi pour financer l’accès à l’éducation.

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L’UNESCO appelle les États et les créanciers à multiplier les échanges de dette contre investissements éducatifs. Le principe consiste à refinancer ou annuler une dette coûteuse, puis à affecter tout ou partie des économies réalisées à des écoles, à la formation des enseignants ou au soutien des élèves.

L’urgence est chiffrée : 113 pays regroupant 6,1 milliards d’habitants consacrent plus d’argent au service de la dette qu’à l’éducation. Dans les pays à faible revenu, les paiements de dette sont presque quatre fois supérieurs aux budgets éducatifs. En parallèle, l’aide mondiale à l’éducation pourrait reculer de 30 % entre 2023 et 2027.

La Côte d’Ivoire a déjà financé 30 écoles grâce à un mécanisme soutenu par la France. L’Angola mène une opération qui doit racheter jusqu’à 400 millions de dollars de dette commerciale coûteuse et orienter les économies vers de nouveaux établissements. Ces exemples prouvent la faisabilité, mais pas encore la capacité à combler un déficit annuel estimé à 97 milliards de dollars dans les pays pauvres et à revenu intermédiaire inférieur.

Un swap utile exige une référence transparente : dette remplacée, taux économisé, calendrier des travaux et résultats d’apprentissage. Sans contrôle, l’argent peut se substituer à un budget existant au lieu de l’augmenter. Bien conçu, le mécanisme relie discipline financière et capital humain ; mal conçu, il change l’étiquette sans changer la salle de classe.