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France : Emmanuel Macron écarte le recours à l’état d’urgence après les violences et les pillages

La France fait face à une situation sociale tendue après les violences et les pillages survenus lors des mobilisations des 17 et 18 octobre. Alors que plusieurs villes connaissent des nuits sous couvre-feu, le président Emmanuel Macron estime que le pays n’a pas besoin de recourir à l’état d’urgence. Dans le même temps, le Premier ministre Sébastien Lecornu multiplie les consultations avec les organisations syndicales afin de préserver la liberté de manifester et de trouver des réponses aux revendications exprimées dans la rue.

Par Thomas Biakpa
Publié le 21 octobre 2026
Lecture : 2 min
France : Emmanuel Macron écarte le recours à l’état d’urgence après les violences et les pillages

Le président français, Emmanuel Macron / France 2

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En déplacement au Qatar, Emmanuel Macron a annoncé la tenue, jeudi 22 octobre, d’une réunion avec les services de renseignement, le Premier ministre et les ministres concernés. Cette rencontre doit permettre d’établir un compte rendu détaillé de la journée de mobilisation du 17 octobre, marquée par des violences et des actes de pillage. Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité de faire toute la transparence sur les événements survenus lors de ces manifestations.

Les mobilisations des 17 et 18 octobre ont rassemblé plusieurs catégories de manifestants, notamment d’anciens « gilets jaunes », des lycéens, des étudiants, des militants écologistes et des agriculteurs. Les participants dénoncent principalement la vie chère, le manque de moyens dans le secteur de l’éducation et la dégradation des services publics. Face à cette mobilisation, la coordination des « gilets jaunes » a annoncé, lundi, une nouvelle journée de rassemblement pour le samedi 24 octobre.

Sur le plan social, Sébastien Lecornu reçoit ce mercredi 21 octobre, à Matignon, les représentants des principales organisations syndicales, notamment la CFDT, la CGT, Force ouvrière (FO), la CFTC et la CFE-CGC. Les échanges doivent porter, entre autres, sur les moyens de garantir la liberté de manifester, un droit fondamental que le gouvernement entend préserver. Dans un courrier adressé aux organisations syndicales, le Premier ministre a toutefois dénoncé les tentatives visant à associer ce droit à des actes qu’il juge inacceptables.

Parallèlement, les autorités maintiennent des mesures de sécurité dans plusieurs grandes villes du pays. À Paris, le couvre-feu a été reconduit mardi soir, de 23 heures à 6 heures, dans certains quartiers. À Lyon, les restrictions s’appliquent de 21 heures à 6 heures dans les secteurs concernés.

À Marseille et dans plusieurs zones environnantes, un couvre-feu visant les mineurs a également été instauré de 22 heures à 5 heures, au moins jusqu’au vendredi 23 octobre inclus.

Dans ce contexte marqué par des tensions sociales et des préoccupations sécuritaires, l’exécutif cherche à concilier le maintien de l’ordre public avec le respect du droit de manifester. Si Emmanuel Macron écarte le recours à l’état d’urgence, la réunion prévue jeudi et les discussions engagées avec les syndicats devraient permettre au gouvernement de mieux évaluer la situation et d’envisager les mesures appropriées, alors qu’une nouvelle journée de mobilisation est attendue samedi 24 octobre.