France : Macron interdit le téléphone portable dans les lycées dès la rentrée 2026
Emmanuel Macron a annoncé la promulgation de la loi étendant l’interdiction du téléphone portable aux lycées dès la rentrée 2026. Cette mesure vise à limiter l’exposition aux écrans et à améliorer les conditions d’apprentissage, alors que le débat sur l’usage du numérique par les adolescents reste vif.

En France, le président Emmanuel Macron a acté l’interdiction du téléphone dans les lycées dès la rentrée 2026 / AFP
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Le téléphone portable ne sera désormais plus le bienvenu dans les lycées français. Emmanuel Macron a annoncé, lundi 24 août 2026, la promulgation de la loi qui étend aux établissements du secondaire l’interdiction déjà appliquée dans les écoles et les collèges depuis 2018.
À travers cette mesure, le gouvernement souhaite réduire l’omniprésence des smartphones pendant le temps scolaire et favoriser un environnement davantage propice aux apprentissages. Le chef de l’État met notamment en avant les conséquences d’une exposition excessive aux écrans sur les adolescents, en particulier en matière de concentration, de sommeil et de climat scolaire.
Les chiffres témoignent de l’importance du phénomène. D’après une étude Ipsos réalisée en 2025 pour le Centre national du livre, les jeunes âgés de 15 à 19 ans passent en moyenne 5 h 19 mn chaque jour devant des écrans.
L’interdiction devra être mise en œuvre dans les lycées dès la rentrée 2026. Toutefois, son application pratique pourra varier d’un établissement à l’autre. Les règlements intérieurs auront la possibilité de préciser les modalités du dispositif ainsi que les éventuelles exceptions.
Une politique de protection des mineurs mise à l’épreuve
Cette annonce intervient dans un contexte particulier pour le gouvernement, quelques jours après la censure d’une autre mesure destinée à encadrer les usages numériques des adolescents.
Le 14 août, le Conseil constitutionnel a en effet rejeté l’article d’une loi qui prévoyait d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Les Sages ont considéré que le dispositif portait notamment une atteinte excessive à la liberté d’expression, en s’appliquant de manière trop large à l’ensemble des réseaux sociaux et aux mineurs concernés. Le Parlement avait pourtant adopté définitivement cette loi le 21 juillet.
Le débat sur les écrans loin d’être terminé
Avec l’arrivée de cette nouvelle interdiction dans les lycées, les pouvoirs publics poursuivent donc leur volonté de limiter l’usage des smartphones chez les adolescents, notamment pendant leur temps scolaire.
Mais la question dépasse désormais les murs des établissements. Entre réseaux sociaux, temps passé devant les écrans et utilisation quotidienne du téléphone, la place du numérique dans la vie des jeunes continue de susciter de nombreux débats.
Après la décision du Conseil constitutionnel sur les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, le gouvernement devra par ailleurs réfléchir aux éventuelles suites législatives à donner à sa politique de protection des mineurs face aux usages numériques.
