Gabon : L’État radie 1 473 agents de l’administration publique pour absentéisme
Le gouvernement gabonais a radié 1 473 agents de l’administration publique pour absentéisme, à l’issue d’un recensement mené en 2024. Selon les autorités, cette opération a permis d’identifier des agents absents de leur poste depuis plusieurs mois ou années et de générer près de 11 milliards de francs CFA d’économies sur la masse salariale

Au Gabon, le pouvoir du président Brice Oligui Nguema a réussi à économiser près de 11 milliards FCFA sur la masse salariale suite à une vaste opération de recensement des agents de l’administration publique/Présidence Gabon
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Le gouvernement gabonais a décidé de mettre fin aux fonctions de 1 473 agents de l’administration publique considérés comme absents de leurs postes. La décision a été prise vendredi 18 septembre lors d’un Conseil des ministres tenu à Port-Gentil, capitale économique du pays.
Selon les autorités, une grande partie des agents concernés ne se présentait plus à son lieu de travail depuis plusieurs mois, voire plusieurs années. Certains résidaient même à l’étranger, tout en continuant à percevoir régulièrement leur salaire.
Ces situations ont été révélées à la suite d’un recensement des agents publics organisé en 2024. L’opération, dont les résultats ont été présentés mardi 22 septembre par le ministre de la Fonction publique, visait notamment à vérifier la présence effective des fonctionnaires à leur poste.
La ministre de la Communication et des Médias, Laurence Ndong, a rappelé que ce contrôle avait été lancé par les autorités militaires, un an après le coup d’État ayant mis fin au régime de la famille Bongo. La participation au recensement était obligatoire pour l’ensemble des agents concernés.
D’après la ministre, cette opération a également permis à l’État de réaliser des économies importantes sur sa masse salariale. Les autorités estiment ainsi à 11 milliards de francs CFA les économies réalisées grâce à l’identification des agents ne remplissant plus leurs obligations professionnelles.
Le gouvernement entend par ailleurs rechercher les éventuelles responsabilités administratives dans cette affaire. Les responsables qui auraient facilité le maintien de ces agents sur les listes de la fonction publique malgré leur absence pourraient faire l’objet de poursuites judiciaires.
À travers cette mesure, les autorités gabonaises disent vouloir assainir les effectifs de la fonction publique et mieux contrôler l’utilisation des ressources de l’État.
