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Gabon : Sylvia Bongo conteste les accusations visant l’origine de son patrimoine : « Mes économies ne proviennent d’aucun fonds public »

Alors que les procédures judiciaires engagées contre plusieurs figures de l’ancien pouvoir gabonais se poursuivent, Sylvia Bongo Ondimba est sortie de son silence pour réaffirmer sa position. L’ancienne Première dame assure que les avoirs qui lui sont attribués n’ont jamais été constitués à partir de ressources publiques, en réponse aux accusations dont elle fait l’objet...

Par Thomas Biakpa
Publié le 3 juillet 2026
Lecture : 3 min
Gabon : Sylvia Bongo conteste les accusations visant l’origine de  son patrimoine : « Mes économies ne proviennent d’aucun fonds public »

L’ex-première dame gabonaise, Sylvia Bongo/ Capture Facebook

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Alors que les procédures judiciaires engagées contre plusieurs figures de l’ancien pouvoir gabonais se poursuivent, Sylvia Bongo Ondimba est sortie de son silence pour réaffirmer sa position. L’ancienne Première dame assure que les avoirs qui lui sont attribués n’ont jamais été constitués à partir de ressources publiques, en réponse aux accusations dont elle fait l’objet depuis la transition politique de 2023.

Une prise de parole pour réfuter les accusations

Dans un message publié sur son compte X, Sylvia Bongo Ondimba affirme que ses économies ne proviennent d’aucun fonds appartenant à l’État gabonais. Selon elle, cette position est demeurée inchangée depuis le début de la procédure judiciaire engagée à son encontre.

« Mes économies ne proviennent d’aucun fonds public gabonais. Je l’affirme avec la même constance depuis le premier jour », a-t-elle écrit.

Elle soutient également qu’aucun élément bancaire ni aucune opération impliquant le Trésor public gabonais ne permettrait d’établir un lien entre son patrimoine personnel et des fonds publics.

Parallèlement, un communiqué diffusé par ses avocats indique que leur cliente prend acte d’une récente décision judiciaire tout en rejetant les faits qui lui sont reprochés. La défense critique les conditions dans lesquelles le procès par contumace s’est déroulé au Gabon et annonce son intention de poursuivre les recours prévus par la loi afin de faire reconnaître les droits de l’ancienne Première dame et de contester les condamnations prononcées.

Une affaire née après le changement de pouvoir

Les poursuites visant Sylvia Bongo Ondimba s’inscrivent dans le contexte politique ouvert après le renversement de l’ancien président Ali Bongo Ondimba en août 2023.
Depuis cette transition, les autorités gabonaises ont engagé plusieurs procédures judiciaires contre des personnalités de l’ancien régime. Sylvia Bongo Ondimba figure parmi les principaux mis en cause, aux côtés de son fils Noureddin Bongo Valentin.

Les chefs d’accusation évoqués par la justice gabonaise comprennent notamment le détournement présumé de fonds publics, le blanchiment de capitaux ainsi que l’association de malfaiteurs.

Après avoir été détenue à Libreville, l’ancienne Première dame avait été placée en résidence surveillée avant de quitter le territoire gabonais. Son absence lors de la procédure a conduit les juridictions compétentes à organiser un procès par contumace, conformément aux dispositions prévues par le droit pénal gabonais pour les personnes poursuivies qui ne comparaissent pas devant la justice.

Des recours toujours envisagés
À l’issue de cette procédure, la justice gabonaise a prononcé des condamnations qui ont suscité de nombreuses réactions, aussi bien au Gabon qu’à l’international. De son côté, la défense continue de dénoncer un processus qu’elle estime contraire aux principes d’un procès équitable.

Les avocats de Sylvia Bongo Ondimba annoncent vouloir utiliser toutes les voies de recours disponibles, y compris devant des instances internationales, afin de remettre en cause les décisions rendues.

À ce stade, aucune date n’a été communiquée concernant un éventuel réexamen du dossier ou une nouvelle audience. Les autorités judiciaires gabonaises maintiennent néanmoins les poursuites engagées, tandis que l’évolution de cette affaire dépendra des décisions qui seront prises par les juridictions compétentes dans les prochains mois.