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Kenya Airways cherche des investisseurs pendant que les pertes se creusent

La compagnie doit annoncer des candidats à son capital. Le renchérissement du carburant et les avions immobilisés compliquent un redressement déjà dépendant de l’État.

Par la Rédaction
Publié le 9 septembre 2026
Lecture : 2 min
Kenya Airways cherche des investisseurs pendant que les pertes se creusent

La compagnie nationale kényane cherche à ouvrir son capital à des investisseurs internationaux pour surmonter une perte semestrielle historique de 15,92 milliards de shillings en 2026.

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Kenya Airways prévoit de dévoiler dans les prochaines semaines des investisseurs potentiels, locaux et internationaux, alors que sa perte avant impôts a atteint 15,92 milliards de shillings au premier semestre 2026, contre 12,17 milliards un an plus tôt. Des intérêts venus notamment des États-Unis, de Chine, d’Afrique du Sud et de Singapour ont été évoqués par la présidence du conseil.

La hausse du carburant est le choc immédiat : la facture a bondi de 72 % et représente environ la moitié des charges. Les retards de maintenance et le manque de pièces ont aussi immobilisé des appareils, limitant les recettes au moment où les coûts augmentent. La compagnie cherche donc des capitaux pour remettre sa flotte en service et alléger sa dette.

Une conversion de créances dues à l’État kényan et à des banques locales en actions fait partie des options. Elle réduirait la pression financière mais diluerait les actionnaires existants. Le gouvernement, premier actionnaire, veut conserver un contrôle national significatif afin de préserver le statut de transporteur porte-drapeau.

Le bon investisseur ne se résumera pas au prix offert. Kenya Airways a besoin d’accès au financement aéronautique, de compétences opérationnelles et d’un réseau complémentaire. Le processus devra aussi respecter les obligations d’une société cotée à Nairobi. Une recapitalisation sans réforme des coûts et de la flotte ne ferait que repousser la prochaine crise.