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Le cuivre congolais s’impose dans les usines américaines

Les importations américaines de cathodes venues de RDC ont atteint un record en juillet. La progression révèle une diversification accélérée des chaînes d’approvisionnement.

Par la Rédaction
Publié le 9 septembre 2026
Lecture : 2 min
Le cuivre congolais s’impose dans les usines américaines

Une mine de cuivre au Congo

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Les États-Unis ont importé 53 290 tonnes de cathodes de cuivre de République démocratique du Congo en juillet 2026, un record mensuel. Ce volume représente 23,9 % des achats américains du mois, eux-mêmes supérieurs à 220 000 tonnes. À titre de comparaison, les livraisons congolaises vers les États-Unis n’avaient pas atteint 32 000 tonnes sur l’ensemble de 2024.

Le mouvement tient autant à la qualité qu’au prix. Des transformateurs américains acceptent désormais davantage de métal congolais, même si aucune marque de cathode produite en RDC n’est livrable contre les contrats du Comex. Les achats physiques, indexés sur le London Metal Exchange, bénéficient de décotes qui compensaient récemment le fret et les contraintes de certification.

Pour Kinshasa, cette percée ouvre une possibilité de diversification commerciale au-delà de la Chine, premier débouché historique. Les importations chinoises de cuivre congolais ont reculé de 4,3 % sur les sept premiers mois de 2026, même si la RDC conserve une place dominante dans cet approvisionnement. Le nouvel intérêt américain renforce donc la valeur stratégique du pays sans remplacer son lien avec l’Asie.

La prochaine étape sera institutionnelle : certifications, traçabilité, régularité des volumes et transformation locale. Un pic d’importations peut répondre à une fenêtre de prix ou à la crainte de droits de douane. Pour devenir une tendance, il devra se traduire par des contrats plus longs et par une montée en gamme de l’offre congolaise.