Nigeria : 552 millions de dollars pour remettre les apprentissages de base au premier plan
Le programme HOPE-EDU vise 29 millions d’enfants et plus de 500 000 enseignants. Son ampleur imposera un suivi précis des résultats, État par État.

Un enseignant nigérian guide un groupe d’élèves concentrés sur leur cahier dans une école primaire publique. Le gouvernement du Nigeria, soutenu par des partenaires internationaux, engage 552 millions de dollars pour restructurer le système éducatif et replacer les compétences fondamentales au cœur des programmes.
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Le Nigeria a lancé HOPE-EDU, un programme d’éducation de base de 552 millions de dollars cofinancé par la Banque mondiale et le Partenariat mondial pour l’éducation. L’initiative doit toucher environ 29 millions d’enfants, plus de 500 000 enseignants, 65 000 écoles publiques et 10 000 centres d’apprentissage non formel.
L’échelle répond à celle du défi : population scolaire immense, écarts entre États, enfants non scolarisés, infrastructures fragiles et résultats d’apprentissage inégaux. Le recours aux centres non formels reconnaît aussi qu’une partie du public cible ne peut pas être ramenée dans le système par la seule construction de salles de classe.
Le programme promet d’améliorer l’accès, la qualité des apprentissages et la solidité du système. Pour éviter que ces objectifs restent généraux, les financements devront être associés à des résultats vérifiables : présence des enseignants, disponibilité des manuels, compétences en lecture et calcul, transition des filles et intégration des enfants déplacés.
Le fédéralisme nigérian rend l’exécution décisive. Les capacités administratives varient fortement et les décaissements nationaux ne garantissent pas une amélioration locale. Des tableaux de bord publics, des évaluations indépendantes et la publication des dépenses par établissement peuvent transformer un programme de financement en pacte de performance. L’ambition est à la hauteur du pays ; la transparence devra l’être aussi.
