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Ouganda : L’après Museveni se dessine, son fils vise la présidence en 2031

En Ouganda, Muhoozi Kainerugaba, fils du président Yoweri Museveni et chef des armées, a annoncé sa candidature à la présidentielle de 2031. Cette déclaration renforce les spéculations sur la succession du chef de l’État, au pouvoir depuis 40 ans, alors que ce dernier n’a pas encore indiqué s’il compte briguer un nouveau mandat ou pas.

Par Thomas Biakpa
Publié le 27 août 2026
Lecture : 3 min
Ouganda : L’après Museveni se dessine, son fils vise la présidence en 2031

Muhoozi Kainerugaba, fils du président Yoweri Museveni et chef des armées, a annoncé sa candidature à la présidentielle de 2031.

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La succession de Yoweri Museveni prend une nouvelle tournure en Ouganda. Son fils, Muhoozi Kainerugaba, actuel chef d’état-major des armées, a annoncé mardi 25 août 2026 son intention de briguer la présidence du pays lors du scrutin de 2031.

C’est sur le réseau social X que le général a officialisé ses ambitions. « Je me présenterai à la plus haute fonction du pays en 2031 », a-t-il écrit, affirmant être convaincu de remporter l’élection « par la grâce de Dieu ». Il a également appelé les futurs électeurs qui comptent le soutenir à relayer et à aimer sa publication. Selon lui, l’appui de son père pourrait même lui permettre d’obtenir jusqu’à 90 % des suffrages.

Cette annonce confirme une ambition présidentielle que Muhoozi Kainerugaba avait déjà exprimée par le passé. Il s’était notamment déclaré candidat à l’élection de 2026, avant de renoncer à se présenter et de soutenir finalement son père. Yoweri Museveni, au pouvoir depuis quatre décennies, a été réélu en janvier pour un septième mandat. Âgé aujourd’hui de 81 ans, le président n’a toutefois pas encore indiqué s’il envisageait de se représenter en 2031 et n’a pas réagi publiquement à la déclaration de son fils.

Une ascension politique de plus en plus visible

Depuis plusieurs années, Muhoozi Kainerugaba apparaît comme l’un des principaux prétendants à la succession de son père. Son influence s’est considérablement renforcée au sein de l’appareil d’État. À la tête des forces armées, il dirige également la Ligue patriotique d’Ouganda (PLU), un groupe de pression qui contribue à structurer son réseau politique.

Son poids grandissant ne se limite d’ailleurs pas au domaine militaire. En juin dernier, il avait ordonné la suspension pendant près d’un mois des activités de Nation Media, considéré comme le principal groupe de presse indépendant du pays.

Le parcours de Muhoozi reste néanmoins marqué par de nombreuses controverses. Régulièrement actif sur les réseaux sociaux, le général s’est illustré par des déclarations provocatrices et des publications particulièrement polémiques. Il a notamment revendiqué, dans certaines de ses sorties, des actes de torture visant des proches de l’opposant Bobi Wine.

Une succession loin d’être acquise

Si Muhoozi Kainerugaba bénéficie manifestement d’une position privilégiée dans la perspective de l’après-Museveni, sa popularité demeure un enjeu majeur. Plusieurs études et sondages récents le présentent comme moins populaire que son père.
Sa candidature en 2031 pourrait ainsi constituer un véritable test de légitimité pour le fils du président.

Déjà perçu comme exerçant une influence qui dépasse ses fonctions officielles, Muhoozi devra convaincre au-delà du cercle politique et militaire qui lui est favorable.

Reste également à savoir quelle sera la position de Yoweri Museveni. Tant que le président ne s’est pas prononcé sur son propre avenir politique, la question de la succession demeure ouverte. Une chose paraît toutefois de plus en plus claire, Muhoozi Kainerugaba entend désormais occuper une place centrale dans la prochaine étape de la vie politique ougandaise.