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RDC : Accusé de soutenir le M23, Joseph Kabila conteste les sanctions américaines devant un tribunal fédéral

Joseph Kabila, l’ancien président congolais a saisi la justice américaine pour contester les sanctions imposées par Washington en avril 2026. Accusé de soutenir l’AFC et le M23, il rejette ces accusations et réclame le retrait de son nom de la liste de l’OFAC.

Par Thomas Biakpa
Publié le 24 août 2026
Lecture : 2 min
RDC : Accusé de soutenir le M23, Joseph Kabila conteste les sanctions américaines devant un tribunal fédéral

Joseph Kabila nie tout soutien au M23 et engage un bras de fer judiciaire avec Washington/ The African Report

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L’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a décidé d’attaquer en justice les sanctions prises contre lui par les États-Unis. Ses avocats ont saisi, au début du mois d’août, un tribunal fédéral américain à Washington pour demander le retrait de son nom de la liste des personnes sanctionnées par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), une structure relevant du département américain du Trésor.

Ces mesures, annoncées en avril 2026, reposent notamment sur des accusations de soutien au mouvement politico-militaire Alliance Fleuve Congo (AFC), dont le M23 constitue la principale composante. Washington reproche à Joseph Kabila d’avoir fourni un appui financier et logistique à cette coalition active dans l’est de la RDC.

Une défense qui exige des éléments concrets

Dans une plainte de seize pages, les conseils de l’ancien chef de l’État contestent fermement les motifs avancés par l’administration américaine. Ils considèrent que les accusations formulées contre leur client reposent sur des éléments trop imprécis et dénoncent une décision qu’ils jugent « vague » et « arbitraire ».

La défense met notamment en avant l’absence, selon elle, de preuve identifiant un quelconque transfert financier précis de Joseph Kabila vers l’AFC. Elle relève également qu’aucun militaire congolais n’est cité nommément comme ayant été poussé à déserter sur instruction de l’ancien président.

Kabila nie tout soutien au M23

Les autorités américaines lui reprochent aussi d’avoir encouragé des membres des forces armées congolaises à abandonner leurs rangs et d’avoir effectué un séjour à Goma sous la protection du M23. Joseph Kabila rejette l’ensemble de ces accusations.
Ses avocats cherchent par ailleurs à remettre en perspective les relations de l’ancien président avec le mouvement rebelle. Ils rappellent qu’en 2013, alors que Joseph Kabila dirigeait encore la RDC, l’armée congolaise avait participé à la défaite du M23.

Président de la RDC de 2001 à 2019, Joseph Kabila entend donc obtenir de la justice américaine la levée des sanctions qui le visent ainsi que son retrait de la liste de l’OFAC.

Cette offensive judiciaire intervient alors que le conflit dans l’est de la RDC demeure marqué par le poids du M23 et de l’Alliance Fleuve Congo. Sur le terrain comme sur le plan diplomatique, les tentatives de parvenir à une solution politique et sécuritaire se poursuivent, tandis que la procédure engagée aux États-Unis ouvre un nouveau front autour des accusations portées contre l’ancien président congolais.