RDC : plus de 1 000 écoles rouvrent en zone rouge malgré Ebola
Les autorités ont renoncé, pour l’instant, à l’enseignement à distance dans les secteurs les plus exposés. Elles estiment que le risque de décrochage l’emporte, sous réserve de protocoles sanitaires stricts.

Un enseignant se penche au-dessus d’une élève attentive pour la guider dans son travail d’écriture, au sein d’une salle de classe d’école primaire bondée en Afrique subsaharienne.
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Les écoles ont repris les cours en présentiel dans les zones de République démocratique du Congo les plus touchées par Ebola. Plus de 1 000 établissements d’Ituri sont classés en zone rouge, c’est-à-dire à haut risque ou avec transmission active, selon un document du ministère de l’Éducation cité par Reuters.
Un règlement publié le 19 août prévoyait des fiches distribuées toutes les deux semaines et des programmes à la radio ou à la télévision. Les autorités provinciales ont demandé un réexamen, estimant que les élèves concernés prendraient trop de retard. Le gouvernement promet de fermer un établissement dès l’apparition d’un cas.
La décision intervient pendant la plus grave flambée d’Ebola enregistrée dans le pays. Au 2 septembre, les autorités rapportaient plus de 6 000 cas confirmés, plus de 3 000 décès et un taux de létalité de 48,6 %. La souche Bundibugyo en cause ne dispose pas d’un vaccin ou d’un traitement approuvé. Lavage des mains et distanciation sont imposés dans les écoles concernées.
Le choix illustre un arbitrage douloureux entre santé et continuité pédagogique. Pour qu’il reste défendable, chaque école doit disposer d’eau, de savon, de désinfectant, d’un circuit d’alerte et d’une solution d’apprentissage de remplacement immédiatement activable. La présence en classe ne peut pas être considérée comme normale tant que les moyens de protection ne le sont pas.
