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Réseaux sociaux avant 15 ans : Emmanuel Macron pousse le débat à l’échelle européenne

Après la censure de la loi française, Paris réclame une interdiction harmonisée dans l’Union européenne. Le projet se heurtera aux libertés publiques et à la vérification de l’âge.

Par la Rédaction
Publié le 9 septembre 2026
Lecture : 2 min
Réseaux sociaux avant 15 ans : Emmanuel Macron pousse le débat à l’échelle européenne

L’usage des écrans chez les adolescents au cœur d’une bataille législative. Face au blocage de la loi française par le Conseil constitutionnel cet été, l’exécutif tente d’impulser une réglementation européenne harmonisée malgré les immenses défis techniques de vérification de l’âge.

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Emmanuel Macron a demandé à la Commission européenne de soutenir une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans dans l’ensemble de l’Union. Sa lettre à Ursula von der Leyen, datée du 29 août, intervient après que le Conseil constitutionnel français a bloqué cet été une loi nationale qui devait entrer en vigueur en septembre.

Le président français estime qu’une règle commune éviterait une mosaïque de législations et offrirait une meilleure protection face au harcèlement, aux contenus nocifs et aux mécanismes addictifs. Plusieurs pays européens étudient des restrictions, tandis que l’Australie a déjà adopté un dispositif destiné aux mineurs.

Le débat ne porte pas uniquement sur l’âge retenu. Il faut déterminer comment le vérifier sans collecter davantage de données personnelles, quelles plateformes sont concernées, quelles exceptions prévoir et qui porte la responsabilité. Le Conseil constitutionnel avait notamment relevé des atteintes disproportionnées à la liberté d’expression et des garanties insuffisantes pour les données.

Une interdiction totale peut être plus facile à annoncer qu’à appliquer : contournement par VPN, comptes familiaux et plateformes étrangères réduisent son efficacité. Les solutions les plus robustes combineront probablement âge minimal, conception moins addictive, contrôle parental, éducation numérique et sanctions ciblées contre les plateformes. L’initiative française oblige désormais l’Europe à choisir entre harmonisation stricte et standards gradués.