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Seychelles : La Banque mondiale trace une nouvelle feuille de route pour l’économie, 7 600 emplois et 13 % de croissance en jeu d’ici 2040

La Banque mondiale préconise aux Seychelles une série de réformes pour renforcer la productivité et moderniser l’économie. À l’horizon 2040, ces mesures pourraient contribuer à une hausse de 13 % du PIB, à la création de plus de 7 600 emplois supplémentaires et à une progression de près de 8 % des salaires réels.

Par Thomas Biakpa
Publié le 21 septembre 2026
Lecture : 4 min
Seychelles : La Banque mondiale trace une nouvelle feuille de route pour l’économie, 7 600 emplois et 13 % de croissance en jeu d’ici 2040

Les projections de la Banque mondiale sur les Seychelles annonces de belles perspectives à l’horizon 2040 / Banque mondiale

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Aux Seychelles, la poursuite de la croissance économique pourrait passer par une profonde modernisation du fonctionnement de l’économie. Dans un rapport publié le jeudi 17 septembre, la Banque mondiale estime qu’un ensemble de réformes pourrait permettre à l’archipel de générer des milliers d’emplois supplémentaires et d’améliorer les revenus au cours des prochaines années.

Selon les projections de l’institution, les mesures envisagées pourraient contribuer à une augmentation de 13 % du produit intérieur brut (PIB) à l’horizon 2040. Elles pourraient également favoriser la création de plus de 7 600 emplois supplémentaires mieux rémunérés et entraîner une progression d’environ 8 % des salaires réels.

Trois leviers pour renforcer l’économie

La Banque mondiale propose aux Seychelles une série de réformes pour améliorer les revenus de ses populations à l’horizon 2040 / Capture Facebook

Pour parvenir à ces résultats, la Banque mondiale identifie trois grands chantiers que sont, le marché du travail et le climat des affaires, le développement du capital humain et des compétences, ainsi que la transformation numérique.

Sur le premier volet, l’institution appelle à faire évoluer les règles qui encadrent le marché du travail, tout en améliorant la gestion de la main-d’œuvre étrangère. La réduction des obstacles au commerce et à l’investissement figure également parmi les mesures proposées. Le renforcement de la justice commerciale est considéré comme un autre élément important pour rendre l’économie plus compétitive et favoriser l’activité du secteur privé.

Le développement des compétences constitue le deuxième axe. La Banque mondiale recommande notamment d’améliorer la qualité du système éducatif et de renforcer les liens entre la formation et le monde professionnel. L’objectif est aussi de faciliter l’insertion des jeunes et de limiter leur exposition au chômage, alors que les entreprises font face à des besoins croissants en compétences.

Le troisième chantier concerne le numérique. Une meilleure couverture et un accès élargi à Internet, le développement des services publics en ligne et le renforcement des compétences numériques pourraient créer un environnement davantage propice à l’innovation et à l’entrepreneuriat.

Préserver les acquis face aux mutations démographiques

Ces recommandations interviennent alors que les Seychelles disposent déjà d’une économie relativement solide. Après plus de trois décennies de croissance, l’archipel possède le revenu national brut par habitant le plus élevé d’Afrique.

L’activité économique demeure toutefois fortement concentrée autour du tourisme, de la pêche et des secteurs qui leur sont liés. Cette spécialisation expose le pays à plusieurs contraintes, auxquelles s’ajoutent les difficultés propres à une petite économie insulaire éloignée des grands marchés internationaux.

Le vieillissement de la population constitue notamment un défi croissant. À cela s’ajoutent les pénuries de compétences et les limites du marché du travail, qui peuvent peser sur la productivité. Les perspectives des jeunes sur le marché de l’emploi et les insuffisances en matière de formation constituent également des enjeux majeurs pour le développement du capital humain.

Dans le même temps, le secteur privé doit composer avec un environnement où les coûts demeurent élevés et où certaines contraintes peuvent freiner l’investissement et le développement des entreprises.

Des réformes pensées comme un ensemble

La pêche, l’une des principales activités économiques de l’Archipel / Seychelles News Agency

Pour la Banque mondiale, l’efficacité des mesures dépendra en grande partie de leur mise en œuvre simultanée. L’institution considère que les différentes réformes pourraient se renforcer mutuellement avec une main-d’œuvre mieux formée, un environnement économique plus favorable et une économie davantage numérisée pourraient ainsi contribuer ensemble à améliorer la productivité.

Certaines de ces transformations nécessiteront des investissements au départ. La Banque mondiale estime néanmoins que ces coûts resteraient limités au regard des bénéfices attendus sur le long terme.

L’enjeu pour les Seychelles sera donc de maintenir la dynamique économique enregistrée depuis plusieurs décennies tout en adaptant son modèle aux nouvelles contraintes démographiques, technologiques et productives. À l’horizon 2040, les réformes proposées constituent, selon l’institution, un levier susceptible de soutenir simultanément la croissance, l’emploi, les rémunérations, la productivité et l’assainissement des finances publiques.