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Tanzanie : L’opposition annonce que 2 000 personnes ont été tuées lors des violences post-électorales

Le principal parti d’opposition tanzanien, Chadema, a accusé jeudi 11 décembre le gouvernement d’avoir perpétré des crimes contre l’humanité à la suite de la réélection très contestée de la présidente Samia Suluhu Hassan. Aucune donnée officielle n’a pour l’instant été communiquée par les autorités. Un bilan macabre et des accusations d’une ampleur inédite Selon Chadema,...

Par Thomas Biakpa
Publié le 12 décembre 2025
Lecture : 2 min
Tanzanie : L’opposition annonce que 2 000 personnes ont été tuées lors des violences post-électorales

Sur cette image, un manifestant brimé par un agent des forces de l’ordre lors de la crise post-électorale en Tanzanie / AP

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Le principal parti d’opposition tanzanien, Chadema, a accusé jeudi 11 décembre le gouvernement d’avoir perpétré des crimes contre l’humanité à la suite de la réélection très contestée de la présidente Samia Suluhu Hassan. Aucune donnée officielle n’a pour l’instant été communiquée par les autorités.

Un bilan macabre et des accusations d’une ampleur inédite

Selon Chadema, plus de 2 000 personnes auraient été tuées et 5 000 autres blessées en l’espace d’une seule semaine, lors des affrontements qui ont suivi la présidentielle du 29 octobre.
Lors d’une conférence de presse à Dar es Salaam, le vice-président du parti, John Heche, a évoqué de « véritables massacres » impliquant, selon lui, une participation directe de l’État.

La cheffe de l’État a officiellement remporté le scrutin avec près de 98 % des voix, un résultat immédiatement rejeté par l’opposition, qui dénonce fraudes massives, assassinats ciblés et enlèvements de militants dans les semaines précédant le vote. Pour Chadema, les violences attribuées aux forces de sécurité relèveraient clairement de crimes contre l’humanité.

Appel à une réaction internationale et dénonciation de la répression

Le parti d’opposition exhorte la communauté internationale à sanctionner les responsables présumés, notamment via des interdictions de voyager, et réclame l’ouverture d’une enquête réellement indépendante.

Chadema accuse les forces de sécurité d’avoir commis violences sexuelles, actes de torture, exécutions sommaires, pillages et arrestations arbitraires, ainsi que des enlèvements suivis de disparitions forcées. Le parti insiste également sur la nécessité de restituer les corps des victimes afin que les familles puissent organiser des funérailles dignes.

Malgré la multiplication des témoignages et des critiques, la présidente Samia Suluhu Hassan a défendu la gestion sécuritaire de la crise, affirmant que l’usage de la force avait été « proportionné à la situation » et destiné à empêcher une tentative de renversement du gouvernement.
Les manifestations prévues en début de semaine ont été annulées, la capitale ayant été entièrement quadrillée par un dispositif policier massif.

Les autorités ont bien annoncé la création d’une commission d’enquête, mais l’opposition la juge ni impartiale ni indépendante, et maintient sa demande d’investigation internationale.