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Togo : Après plus d’un mois de détention, les journalistes français et leur fixeur togolais remis en liberté provisoire

Après plus d’un mois de détention à Lomé, les journalistes français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani ainsi que leur fixeur togolais Fred Vedomey ont été remis en liberté provisoire mardi 1er septembre. Poursuivis pour « fausses déclarations », les trois hommes restent toutefois sous le coup d’une procédure judiciaire au Togo.

Par Thomas Biakpa
Publié le 2 septembre 2026
Lecture : 3 min
Togo : Après plus d’un mois de détention, les journalistes français et leur fixeur togolais remis en liberté provisoire

Les journalistes français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani ainsi que leur fixeur togolais Fred Vedomey ont été remis en liberté provisoire / Capture Facebook

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Après plusieurs semaines derrière les barreaux, une première éclaircie se dessine dans l’affaire qui oppose la justice togolaise à trois professionnels du reportage. Les journalistes français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani ainsi que leur collaborateur togolais Fred Vedomey ont été remis en liberté provisoire mardi 1er septembre à Lomé.

Cette décision judiciaire met fin, pour l’instant, à leur détention, mais ne clôt pas le dossier. Les trois hommes restent poursuivis pour des faits qualifiés de « fausses déclarations » par la justice togolaise.

Une arrestation lors d’un tournage

L’affaire remonte au 27 juillet. Ce jour-là, Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani se trouvaient dans le nord du Togo pour les besoins d’un reportage destiné à la série documentaire « Les routes de l’impossible », diffusée sur France Télévisions.

À leurs côtés se trouvait Fred Vedomey, leur collaborateur togolais, qui intervenait comme fixeur et facilitait notamment leur travail sur le terrain.

Leur interpellation avait conduit à leur transfert à Lomé, où ils avaient été placés en détention dans le cadre d’une procédure judiciaire. Depuis, leurs proches et leurs défenseurs attendaient une évolution de la situation.

La justice estime que leur détention n’est plus indispensable

Après plus d’un mois de détention, les autorités judiciaires togolaises ont finalement décidé de leur accorder une liberté provisoire.

Pour l’un de leurs avocats, interrogé par RFI, cette mesure s’explique par le fait que leur maintien derrière les barreaux ne serait désormais plus nécessaire à la poursuite des investigations. « Leur maintien en détention n’est plus nécessaire pour la manifestation de la vérité », a-t-il déclaré.

Les trois hommes peuvent donc retrouver provisoirement leur liberté, dans l’attente de la suite de la procédure.

Le dossier judiciaire reste ouvert

Cette libération ne constitue toutefois pas un abandon des poursuites. Gaël Mocaër, Sebastian Perez Pezzani et Fred Vedomey demeurent concernés par la procédure engagée à leur encontre et doivent répondre des accusations de fausses déclarations.

À ce stade, les autorités togolaises n’ont pas rendu publics les éléments précis à l’origine de ces accusations, ni expliqué dans le détail les circonstances ayant conduit à leur mise en cause.

L’affaire reste donc en suspens.

Un tournage qui tourne à l’affaire judiciaire

La présence des deux journalistes français au Togo s’inscrivait initialement dans un cadre professionnel. Leur objectif était de réaliser un nouvel épisode de « Les routes de l’impossible », une série consacrée aux réalités sociales, aux conditions de vie et aux difficultés rencontrées quotidiennement dans différents pays.

Leur arrestation, survenue dans le nord du pays avec leur collaborateur local, avait brutalement interrompu ce travail.

Avec leur remise en liberté provisoire, une nouvelle étape s’ouvre désormais. Si les trois hommes ne sont plus détenus, la justice togolaise poursuit son examen du dossier et les accusations portées contre eux restent, pour l’heure, au cœur de la procédure.