lundi, août 3, 2026
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Burkina Faso : Sécurité routière, Ouagadougou inaugure l’ère de la vidéo-verbalisation, plus de 1000 infractions détectées en seulement 12 heures

À Ouagadougou, le contrôle automatisé des infractions routières est désormais une réalité. Depuis le 1er août 2026, les autorités burkinabè ont officiellement déployé un système de vidéo-verbalisation destiné à renforcer le respect du code de la route dans la capitale.

Les premiers résultats témoignent d’une activité soutenue. En seulement douze heures de fonctionnement, les caméras installées par le ministère de la Sécurité ont permis de relever plus d’un millier d’infractions. Les manquements les plus fréquents concernent le franchissement des feux rouges, les excès de vitesse ainsi que l’utilisation du téléphone portable pendant la conduite.

Les automobilistes identifiés reçoivent automatiquement une notification sur leur téléphone les informant de leur infraction. Le règlement des contraventions s’effectue ensuite via Faso Arzeka, la plateforme numérique de paiement de l’administration publique. Quelques heures après le lancement du dispositif, cinq conducteurs avaient déjà procédé au paiement de leur amende par ce biais.

Le gouvernement entend renforcer progressivement ce système. Les autorités prévoient d’augmenter de trois à quatre fois le nombre de caméras de vidéo-verbalisation à Ouagadougou d’ici 2027, avant d’étendre cette technologie à d’autres villes du Burkina Faso.

Pour le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, cette initiative poursuit avant tout un objectif de prévention. Selon lui, il ne s’agit pas uniquement de générer des recettes grâce aux amendes, mais surtout d’inciter les usagers à adopter un comportement plus responsable afin de réduire les accidents de la circulation. Les données du ministère indiquent que plus de 11 000 accidents ont été enregistrés au cours du premier semestre 2026, faisant près de 650 victimes et environ 9 000 blessés. Le ministre estime que les sanctions financières pourraient contribuer à modifier les comportements des conducteurs.

En parallèle, le ministère mène une campagne de sensibilisation sur sa page Facebook. Des vidéos illustrant les conséquences des accidents y sont diffusées, accompagnées de rappels sur les limitations de vitesse fixées à 50 km/h en agglomération et 90 km/h hors agglomération ainsi que sur les montants des amendes, compris entre 6 000 et 12 000 francs CFA en cas de dépassement des vitesses autorisées.

Enfin, Mahamadou Sana a annoncé la création prochaine d’une brigade spécialisée de recherche et d’investigation. Cette unité aura pour mission d’identifier et de retrouver les conducteurs qui chercheraient à se soustraire aux sanctions prévues par le nouveau dispositif de vidéo-verbalisation.

Thom Biakpa

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