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mardi, janvier 20, 2026
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L’exil prend fin pour Paul-Henri Sandaogo Damiba, arrêté puis expulsé

L’exil togolais de Paul-Henri Sandaogo Damiba aura finalement pris fin de manière abrupte. L’ancien chef de la transition burkinabè, renversé en septembre 2022, a été interpellé à Lomé avant d’être expulsé du pays, selon plusieurs sources concordantes. Une évolution majeure dans un dossier hautement sensible, au croisement des rivalités politiques burkinabè et des recompositions diplomatiques en Afrique de l’Ouest.

Installé au Togo depuis sa chute, l’ex-lieutenant-colonel vivait sous le regard attentif des autorités de Ouagadougou, qui le désignent depuis des mois comme l’architecte de multiples tentatives de déstabilisation du régime en place. Sa récente arrestation intervient alors que le Burkina Faso affirme avoir déjoué, début janvier, un complot visant directement le capitaine Ibrahim Traoré, au pouvoir depuis plus de deux ans.

Un ancien chef d’État devenu figure centrale des accusations de complot

Arrivé au pouvoir par un coup d’État en janvier 2022, Paul-Henri Sandaogo Damiba avait promis de restaurer la sécurité dans un pays déjà fragilisé par l’insurrection jihadiste. Neuf mois plus tard, il était à son tour renversé par de jeunes officiers menés par Ibrahim Traoré. Depuis, son nom est systématiquement cité par les autorités burkinabè à chaque annonce de tentative de putsch ou d’opération subversive.
Selon des sources proches du dossier, Damiba aurait été poursuivi au Togo pour des faits liés à une tentative de déstabilisation du Burkina Faso, avant d’être conduit à l’aéroport. Si sa destination finale n’a pas été officiellement confirmée, plusieurs éléments laissent penser qu’il pourrait avoir été renvoyé vers son pays d’origine. Les gouvernements togolais et burkinabè, eux, gardent le silence.

Une extradition longtemps espérée par Ouagadougou

Depuis la fin de l’année 2024, les autorités burkinabè ne cachaient plus leur volonté de voir Paul-Henri Sandaogo Damiba remis à la justice nationale. Radié de l’armée et accusé d’« intelligence avec une puissance étrangère », l’ancien président de la transition est présenté comme une menace persistante pour la stabilité du pays.
Les déclarations officielles se sont accompagnées d’arrestations au sein des forces armées et de la diffusion, à la télévision nationale, d’aveux de présumés complices, tous affirmant avoir agi sous ses ordres. Dans ce climat de suspicion généralisée, la ligne entre sécurité nationale et règlement de comptes politiques apparaît de plus en plus ténue.

Un contexte répressif renforcé

Le dossier Damiba s’inscrit dans un durcissement global du régime burkinabè. Le rétablissement récent de la peine de mort, notamment pour les crimes de haute trahison, illustre la fermeté affichée par les autorités face aux menaces internes. Plusieurs officiers ont déjà été arrêtés ces derniers mois, tandis que le pays reste en proie à une violence jihadiste endémique, malgré les promesses initiales de restauration rapide de la sécurité.

Le Togo, acteur discret des équilibres sahéliens

Au-delà du cas individuel de Paul-Henri Sandaogo Damiba, son expulsion met en lumière le rôle singulier du Togo dans la région. Resté membre de la Cedeao, Lomé entretient néanmoins des relations pragmatiques avec les régimes militaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger, aujourd’hui réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel.

Grâce à son accès maritime, le Togo constitue un débouché stratégique pour ces pays enclavés, devenus plus dépendants de partenaires régionaux depuis leur rupture avec les organisations ouest-africaines traditionnelles. En acceptant de se séparer d’un exilé aussi encombrant, Lomé semble envoyer un signal d’apaisement à Ouagadougou, tout en cherchant à préserver sa marge de manœuvre diplomatique.

L’affaire Damiba pourrait ainsi marquer un tournant, autant pour le destin personnel de l’ancien chef de la transition que pour les équilibres politiques et sécuritaires d’une région en pleine recomposition.

Thom Biakpa

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