Les autorités togolaises ont confirmé, ce mardi 20 janvier, l’extradition vers le Burkina Faso de l’ancien président de transition Paul-Henri Sandaogo Damiba, renversé en 2022. Interpellé à Lomé le samedi 16 janvier, l’ex-lieutenant-colonel faisait l’objet d’un mandat d’arrêt émis par la justice burkinabè.
Selon un communiqué du ministre togolais de la Justice, Pacôme Adjourouvi, lu à la télévision nationale, l’arrestation de M. Damiba est intervenue dans le cadre de l’exécution d’un mandat d’arrêt accompagné d’une demande officielle d’extradition transmise par Ouagadougou quatre jours plus tôt. La Cour d’appel de Lomé a par la suite rendu un avis favorable à cette requête.
L’ancien chef de l’État a été remis aux autorités burkinabè le 17 janvier. Il est poursuivi pour de graves accusations, notamment détournement criminel de fonds publics, enrichissement illicite, corruption, incitation à la commission de crimes et délits, recel aggravé ainsi que blanchiment de capitaux. Les autorités burkinabè le soupçonnent également d’être impliqué dans plusieurs tentatives de coup d’État, dans un climat politique toujours marqué par de fortes tensions.
Le ministre togolais de la Justice a précisé que l’extradition a été accordée après que le Burkina Faso a fourni des garanties concernant le respect de l’intégrité physique de M. Damiba ainsi que son droit à un procès équitable. Il a également été tenu compte de l’absence d’application de la peine de mort dans cette affaire, malgré sa récente réintroduction au Burkina Faso pour certains crimes, notamment ceux liés à la haute trahison.
Thom Biakpa




