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vendredi, janvier 23, 2026
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Côte d’Ivoire : Crise au PDCI-RDA, trois députés-maires claquent la porte du groupe parlementaire, le vieux parti fissuré

Le malaise couvait depuis des mois. Il est désormais au grand jour. Au PDCI-RDA, l’un des plus vieux partis politiques de Côte d’Ivoire, la surprise est venue de l’Assemblée nationale où trois figures majeures du parti, toutes députés-maires, ont refusé d’intégrer le groupe parlementaire estampillé PDCI-RDA.

Il s’agit de Sylvestre Emmou, député-maire de Port-Bouët, Jean-Marc Yacé, député-maire de Cocody, et Jacques Gabriel Ehouo, député-maire du Plateau. Une décision lourde de sens qui révèle, au-delà des accusations de trahison lancées contre eux, une fracture politique profonde au sein du parti septuagénaire.

Traîtres ou frondeurs idéologiques ?

Dans les rangs du PDCI-RDA, certains n’hésitent pas à qualifier ces élus de “traîtres”. Pourtant, plusieurs voix bien introduites au sein du parti livrent une lecture différente. Pour elles, les trois élus, que beaucoup surnomment les “trois mousquetaires”, ne sont ni des opportunistes, ni des dissidents de dernière heure. Ils porteraient, depuis longtemps, une vision politique en décalage avec la ligne actuelle imposée par la direction du parti.

Le point de rupture majeur remonterait à la création du Front commun entre le PDCI-RDA et le PPA-CI de Laurent Gbagbo. Une alliance stratégique qui a conduit à la non-participation du PDCI-RDA à l’élection présidentielle d’octobre 2025, une décision que les frondeurs jugent aujourd’hui lourdement préjudiciable.

Selon une source proche de ce courant interne, Laurent Gbagbo savait pertinemment qu’il ne serait pas candidat. En appelant le PDCI-RDA à le rejoindre dans cette lutte politique, il aurait entraîné le vieux parti dans une stratégie qui l’a finalement marginalisé. « Si le PDCI-RDA avait participé à cette présidentielle, le parti se porterait mieux aujourd’hui », confie un militant.

La présidentielle manquée et l’option d’un candidat alternatif

Certes, la candidature de Tidjane Thiam était juridiquement impossible. Mais pour les frondeurs, cela n’excusait pas l’absence totale du parti dans la compétition électorale. Une candidature de substitution, à l’image de celle proposée par Don Mello au PPA-CI, aurait pu être envisagée. Des noms avaient circulé, notamment celui de Jean-Louis Billon, militant bien connu du parti.
Cette option, bien que discutée en interne, n’a jamais abouti. Et c’est précisément cette divergence stratégique qui aurait coûté à Sylvestre Emmou, alors secrétaire exécutif du PDCI-RDA, son éviction par Tidjane Thiam.

Des investitures sous tension

Les tensions ne se sont pas arrêtées là. À Cocody, la candidature de Jean-Marc Yacé n’a été validée par le parti qu’après de longues et pénibles négociations. Plus encore, la direction lui a imposé un colistier, Hervé Bombet, qu’il n’avait pas choisi.
Certes, Bombet est aujourd’hui premier adjoint au maire, mais les relations entre les deux hommes sont notoirement conflictuelles. « C’est au moment où Bombet a été imposé que Yacé s’est jeté dans la mare », confie une source interne. Ironie du sort, les deux rivaux se retrouvent aujourd’hui côte à côte à l’Assemblée nationale, dans un climat toujours aussi tendu.

Un ancien allié sacrifié et des accusations lourdes

Autre victime collatérale de cette recomposition interne : Doho Simon, ancien président du groupe parlementaire du PDCI-RDA et proche des frondeurs. Non réélu, son sort semblait scellé depuis longtemps. Il est accusé d’avoir laissé un trou de 178 millions de FCFA dans les caisses du groupe parlementaire, un dossier qui continue de diviser.

Tidjane Thiam dans le viseur

Au fond, le nœud du problème reste le leadership de Tidjane Thiam. Les trois mousquetaires et leurs sympathisants reprochent au président du parti, toujours en exil à Paris, une gouvernance jugée centralisée, distante et affaiblissante pour le PDCI-RDA.

Des figures historiques comme Maurice Kakou Guikahué, Jean-Louis Billon ou Djédjé Mady partagent, en privé, des critiques similaires. Les frondeurs refusent désormais de se soumettre à des injonctions venues de l’étranger et disent se battre pour le maintien du PDCI-RDA “originel”, fidèle à son identité et à son autonomie stratégique.

Selon un observateur averti, Tidjane Thiam serait revenu avec l’intention d’appliquer un accord politique jadis rejeté par Henri Konan Bédié, notamment en direction du RHDP. Mais la tentative aurait échoué, provoquant un clash interne majeur et l’explosion de l’accord initial.

Un parti au bord de l’implosion ?

Aujourd’hui, les trois députés-maires ne sont que la partie visible d’un malaise plus large. Le PDCI-RDA traverse une zone de fortes turbulences, tiraillé entre fidélité à son héritage, luttes d’influence et choix stratégiques contestés.

Thom Biakpa

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