Au Mali, la question de l’approvisionnement en carburant devient de plus en plus préoccupante à l’approche de la période de ramadan. Ces derniers jours, les attaques visant les camions-citernes transportant du carburant se sont intensifiées, ravivant les inquiétudes des autorités et des populations.
Selon plusieurs sources locales, des groupes jihadistes affiliés à al-Qaïda ont pris pour cible des convois de camions-citernes dans différentes zones du pays. La semaine dernière, plusieurs dizaines de véhicules ont été incendiés, entraînant la destruction de centaines de milliers de litres d’essence. Ces attaques ont non seulement provoqué d’importantes pertes matérielles, mais elles ont également perturbé les circuits d’approvisionnement, essentiels au fonctionnement de l’économie nationale.
La situation est d’autant plus alarmante que, ce dimanche 1er février, aucune information n’était encore disponible sur une dizaine de chauffeurs portés disparus après les attaques. Le sort de ces conducteurs demeure incertain, alimentant l’inquiétude de leurs familles et des acteurs du secteur du transport.
Face à cette recrudescence de violences et aux risques de pénurie, les autorités maliennes ont annoncé le déploiement de mesures exceptionnelles pour sécuriser l’acheminement du carburant, en particulier en prévision du mois de ramadan, période durant laquelle la demande énergétique augmente sensiblement. Des dispositifs de sécurité renforcés devraient être mis en place le long des principaux axes routiers empruntés par les convois, avec un appui accru des forces de défense et de sécurité.
Pour le gouvernement, il s’agit d’éviter toute rupture d’approvisionnement susceptible d’aggraver les difficultés quotidiennes des populations, déjà confrontées à un contexte sécuritaire et économique fragile. La sécurisation des flux de carburant apparaît ainsi comme un enjeu stratégique majeur, tant pour la stabilité du pays que pour le bon déroulement du ramadan.
Thom Biakpa




