Dans une allocution vidéo diffusée samedi 28 février depuis la Floride, le président américain Donald Trump a annoncé le déclenchement d’une opération militaire d’envergure contre l’Iran, baptisée « Fureur épique » par le Pentagone.
Présentée comme une réponse à des « menaces imminentes », cette offensive marque une nouvelle escalade dans les tensions déjà extrêmes entre Washington et Téhéran.
Face caméra, coiffé d’une casquette blanche frappée des lettres « USA », le chef de l’exécutif a décrit une campagne destinée à frapper au cœur des capacités militaires iraniennes. Il a affirmé que les forces américaines s’emploieraient à « détruire leurs missiles », à « raser leur industrie de missiles » et à « réduire à néant leur marine ». Selon lui, l’objectif affiché est clair : « défendre le peuple américain en éliminant des menaces imminentes venues du régime iranien ».
Un appel direct au renversement du régime
Au-delà de l’annonce militaire, le discours présidentiel s’est distingué par un appel explicite adressé à la population iranienne. Donald Trump a exhorté les Iraniens à « s’emparer du pouvoir » une fois l’opération achevée, estimant que « l’heure de votre liberté est à portée de main ». Il a toutefois mis en garde contre les dangers immédiats des frappes en cours, invitant les civils à rester chez eux en raison de bombardements qu’il a décrits comme massifs.
Ce positionnement marque un tournant rhétorique significatif : l’opération ne vise pas seulement des infrastructures stratégiques, mais s’inscrit aussi dans une volonté assumée de changement de régime. Le président américain a par ailleurs, adressé un ultimatum aux membres des Gardiens de la révolution, aux forces armées et aux services de police iraniens, les appelant à déposer les armes en échange d’une « immunité totale », faute de quoi ils s’exposeraient à « une mort certaine ».
Le spectre du nucléaire
Au cœur des justifications avancées figure la question du programme nucléaire iranien. Donald Trump a répété que Téhéran « n’aura jamais d’arme nucléaire », accusant les autorités iraniennes d’avoir rejeté toutes les propositions américaines visant à encadrer ou à abandonner leurs ambitions atomiques.
Selon lui, l’Iran chercherait à reconstruire ses installations nucléaires après des frappes menées en juin dernier et développerait des missiles à longue portée susceptibles, à terme, d’atteindre le territoire américain.
Ces déclarations s’inscrivent dans une stratégie plus large de pression maximale, combinant frappes ciblées et discours offensif, alors même que des canaux diplomatiques restaient officiellement ouverts ces dernières semaines.
Une décision sans feu vert du Congrès
L’annonce soulève également des interrogations institutionnelles. Aucune autorisation du Congrès n’a été mentionnée, alors que la Constitution américaine confère au Parlement le pouvoir de déclarer la guerre. Cette mise à l’écart du législatif a déjà suscité de vives critiques dans l’opposition démocrate et des réserves, encore marginales, au sein du camp républicain.
Le président, qui se présente volontiers comme opposé aux « guerres sans fin », avait pourtant multiplié les critiques contre les interventions américaines passées. Il a notamment reproché à son prédécesseur la gestion du retrait d’Afghanistan en 2021. Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, il a néanmoins ordonné plusieurs opérations militaires d’ampleur, assumant une posture de fermeté accrue sur la scène internationale.
Un pari à hauts risques
En reconnaissant que « de courageux héros américains pourraient laisser leurs vies », Donald Trump a préparé l’opinion à d’éventuelles pertes. L’ampleur réelle de l’opération et ses conséquences régionales restent incertaines, mais le ton employé laisse présager une confrontation durable.
Alors que les tensions au Moyen-Orient atteignent un nouveau seuil critique, l’initiative américaine ouvre une phase d’incertitude majeure. Entre démonstration de force, pari politique intérieur et stratégie de dissuasion nucléaire, « Fureur épique » pourrait redéfinir l’équilibre fragile entre Washington et Téhéran au risque d’un embrasement aux répercussions mondiales.
L’Iran riposte, Jérusalem sous les sirènes
Quelques heures après l’annonce d’« opérations de combat majeures » menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, la riposte iranienne n’a pas tardé.
Selon plusieurs sources sur place, des missiles et des drones ont été lancés en direction d’Israël, visant notamment Jérusalem, ainsi que des bases américaines au Moyen-Orient. L’onde de choc s’est rapidement fait sentir dans la région, transformant une confrontation annoncée en affrontement direct.
Jérusalem réveillée par les sirènes
Samedi matin, la capitale israélienne a été secouée par de puissantes explosions. Peu auparavant, les sirènes d’alerte avaient retenti au-dessus de Jérusalem, appelant la population à se mettre à l’abri. Des journalistes présents sur place ont rapporté avoir entendu plusieurs détonations distinctes, signe d’interceptions en vol ou d’impacts au sol.
La scène, inhabituelle par son intensité, a plongé la ville dans une atmosphère de tension extrême. Les systèmes de défense antimissile ont été activés tandis que les autorités demandaient aux habitants de rester confinés.
Des bases américaines également ciblées
La réponse iranienne ne s’est pas limitée au territoire israélien. Des installations militaires américaines au Moyen-Orient figureraient parmi les cibles visées par les frappes de missiles et de drones. Cette extension du champ d’action marque une volonté claire de Téhéran d’adresser un message direct à Washington.
Aucun bilan officiel n’a encore été communiqué concernant d’éventuelles victimes ou dégâts matériels, mais l’attaque contre des positions américaines pourrait entraîner une nouvelle vague de représailles.
Une confrontation ouverte
Plus tôt, les États-Unis et Israël avaient annoncé avoir engagé des « opérations de combat majeures » contre l’Iran, franchissant un cap stratégique assumé. La riposte rapide de Téhéran confirme que le conflit est désormais entré dans une phase ouverte.
La région retient son souffle. Entre frappes croisées, alertes aériennes et menaces de nouvelles offensives, le risque d’embrasement généralisé paraît plus élevé que jamais. Les prochaines heures seront décisives pour mesurer l’ampleur de cette escalade et ses conséquences sur l’équilibre déjà fragile du Moyen-Orient.
Thom Biakpa




