À Abomey-Calavi, au cœur de la caserne de Togbin, les plus hauts responsables militaires du Bénin, de la Côte d’Ivoire et de la France se sont retrouvés, le 19 mars 2026 pour faire face à une préoccupation commune : la montée des menaces sécuritaires dans la sous-région.
Autour de la table, les chefs d’état-major ont pris le temps d’évaluer les dispositifs déjà en place. L’enjeu n’était pas seulement de dresser un bilan, mais surtout d’adapter les stratégies à un environnement en constante évolution. Les zones frontalières, particulièrement exposées aux incursions de groupes armés, ont été au centre des discussions.
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité d’une dynamique engagée plusieurs mois plus tôt. Les orientations définies lors d’une précédente réunion à Abidjan ont été revisitées à la lumière des réalités actuelles du terrain. Les responsables militaires ont ainsi confronté leurs analyses pour mieux ajuster leurs réponses, notamment face à la criminalité transfrontalière et aux nouvelles tactiques employées par les groupes armés.
L’un des axes majeurs de la concertation a porté sur le renforcement des capacités opérationnelles. Formation des unités spécialisées, amélioration des outils de renseignement. Autant de leviers jugés essentiels pour anticiper et contrer les menaces.
La circulation de l’information entre partenaires a également été examinée, avec une attention particulière portée à la lutte contre la désinformation.
Dans ce contexte, la question de la confidentialité des opérations a été clairement affirmée comme une priorité. L’objectif est de préserver l’effet de surprise et de garantir l’efficacité des actions engagées sur le terrain.
Cette réunion intervient alors que le nord du Bénin reste sous pression, confronté à des tentatives répétées d’infiltration de groupes armés. Plus qu’un simple échange, la rencontre de Togbin marque une volonté renforcée de coordination entre les trois pays.
Les discussions devraient se poursuivre dans les semaines à venir afin de préciser les prochaines étapes de cette coopération et d’assurer une réponse toujours plus adaptée aux défis sécuritaires de la région.
Thom Biakpa




