Une semaine d’opérations militaires intensives a permis aux forces armées de Mali d’enregistrer des avancées significatives dans la lutte contre les groupes armés dans la région de Kayes.
Menée entre le 14 et le 21 mars dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, cette offensive, conduite par les Forces Armées Maliennes, s’inscrit dans la continuité des actions déjà engagées à Ambidédi et Diboli. L’objectif était clair : désorganiser les réseaux terroristes actifs dans cette zone stratégique de l’ouest du pays.
Sur le terrain, les unités déployées ont réussi à identifier puis démanteler plusieurs refuges utilisés par les groupes jihadistes. Parmi les cibles neutralisées figurent notamment deux bases importantes localisées à Médina-Kayes, considérées comme des points d’appui logistique majeurs.
Le bilan humain fait état d’environ quarante combattants ennemis tués, dont un chef décrit comme influent au sein de ces groupes. En parallèle, l’opération a permis une avancée notable sur le plan humanitaire avec la libération de douze otages, retenus dans des conditions encore non précisées.
Les militaires maliens ont également mis la main sur un important arsenal : armes, munitions, équipements de communication, drones kamikazes ainsi qu’une importante réserve de carburant dépassant les 3 000 litres. Plusieurs véhicules, dont un bus appartenant à une compagnie de transport, ont été récupérés et devraient être restitués.
Pris en charge immédiatement après leur libération, les anciens otages ont bénéficié d’examens médicaux avant d’être autorisés à retrouver leurs familles.
Cette opération illustre la volonté des autorités militaires de maintenir la pression sur les groupes armés et de sécuriser progressivement les zones sensibles du territoire.
Thom Biakpa




