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AES : Des voix de la diaspora s’élèvent contre les régimes militaires pour un retour à la démocratie

Un vent de mobilisation souffle sur la diaspora sahélienne. Mardi 7 avril, un groupe de citoyens originaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger a officialisé la création de l’Alliance des Démocrates du Sahel (ADS), un mouvement qui se veut un contrepoids aux autorités militaires actuellement au pouvoir dans ces pays. Réunis à Bruxelles,...

Par Thomas Biakpa
Publié le 8 avril 2026
Lecture : 2 min
AES : Des voix de la diaspora s’élèvent contre les régimes militaires pour un retour à la démocratie

Les trois leaders de l’AES / AFP

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Un vent de mobilisation souffle sur la diaspora sahélienne. Mardi 7 avril, un groupe de citoyens originaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger a officialisé la création de l’Alliance des Démocrates du Sahel (ADS), un mouvement qui se veut un contrepoids aux autorités militaires actuellement au pouvoir dans ces pays.

Réunis à Bruxelles, une cinquantaine de participants et militants, responsables politiques et figures de la société civile ont posé les bases de cette initiative. À leur tête, Mayra Djibrine, une militante engagée installée à Paris, incarne cette volonté de structurer une réponse organisée face à ce qu’elle décrit comme une dérive autoritaire. Le mot d’ordre est clair : ne pas se résigner à la disparition des acquis démocratiques.

Depuis 2020, la bande sahélienne est secouée par une succession de coups d’État ayant conduit à l’installation de juntes militaires dans ces trois pays. Dans un contexte sécuritaire tendu, marqué par la menace persistante de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, ces régimes sont régulièrement pointés du doigt pour leurs atteintes aux libertés fondamentales et la répression des voix dissidentes.

Face à cette situation, l’ADS entend jouer un rôle de catalyseur. L’organisation ambitionne de sensibiliser et mobiliser les acteurs internationaux afin d’exiger un retour à l’ordre constitutionnel. Parmi ses priorités, la tenue d’élections libres, la libération des détenus politiques et le respect des droits humains.

Le mouvement prévoit une montée en puissance rapide. Son lancement officiel est annoncé pour le 9 mai, toujours à Bruxelles, avec une campagne destinée à élargir son réseau de soutiens au-delà des cercles militants déjà mobilisés.

À travers cette initiative, ses fondateurs espèrent redonner une voix aux citoyens sahéliens et peser, depuis l’extérieur, sur l’avenir politique de leur région.