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mardi, février 17, 2026
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Algérie–Niger : Le grand dégel diplomatique scellé par le gazoduc transsaharien

L’Algerie et le Niger ont choisi de rouvrir un chapitre que beaucoup pensaient durablement refermé. En recevant à Alger le général Abdourahamane Tiani, dans le cadre d’une visite officielle, le président Abdelmadjid Tebboune a posé un geste politique fort : celui d’un retour assumé au dialogue, après plusieurs mois de crispations diplomatiques au Sahel.

Une normalisation calculée

Les deux dirigeants ont affiché une volonté claire de dépasser ce que le chef de l’État algérien a qualifié de « période anormale de froideur ». La séquence marque un tournant après l’épisode de tension déclenché par la destruction d’un drone malien par l’armée algérienne au printemps 2025. Un incident qui avait entraîné un rappel d’ambassadeurs par les pays de l’Alliance des États du Sahel.
Le retour progressif des diplomates à leurs postes respectifs avait déjà signalé une désescalade. La visite du général Tiani à Alger lui donne désormais une dimension politique assumée : celle d’un rapprochement stratégique.

Le gazoduc transsaharien, clé de voûte du rapprochement

Au cœur de cette relance diplomatique se trouve un projet ancien, mais hautement stratégique : le gazoduc transsaharien (TSGP). Long de plus de 4 000 kilomètres, il doit relier les gisements du Nigeria aux infrastructures algériennes en traversant le territoire nigérien.

Pour Alger, l’enjeu est double : consolider son rôle de hub énergétique régional et sécuriser de nouvelles sources d’approvisionnement à destination de l’Europe. Le gaz pourrait transiter vers l’Italie via le gazoduc Transmed ou être exporté sous forme de gaz naturel liquéfié par voie maritime.

Après une phase d’accélération diplomatique début 2025, matérialisée par des accords tripartites entre Alger, Abuja et Niamey, le projet avait été ralenti par la crise régionale. Désormais, le président Tebboune annonce le lancement imminent des démarches techniques pour la pose du pipeline au Niger, signe que la dimension économique prime sur les différends passés.

Coopération économique : un soutien affiché à Niamey

Au-delà du gaz, Alger a proposé un appui plus large à un Niger fragilisé par les sanctions et les difficultés économiques. Les discussions ont porté sur des projets concrets, notamment le renforcement des infrastructures de santé à travers la mise en place d’un service de dialyse, et la coopération dans le secteur éducatif.
Ce volet humanitaire et social vise à inscrire la relation dans la durée, au-delà des seuls intérêts énergétiques.

Sécurité : convergence face aux menaces sahéliennes

Sur le terrain sécuritaire, les deux capitales revendiquent une « communauté de destin » face aux groupes armés actifs dans la bande sahélo-saharienne. Depuis 2012, le Mali est plongé dans une crise sécuritaire profonde, marquée par l’expansion du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans et de cellules affiliées à l’organisation État islamique.
Alger entend mobiliser son expertise dans la lutte antiterroriste, un domaine où elle revendique une expérience historique. Pour Niamey, l’appui algérien représente un levier stratégique supplémentaire dans un contexte régional instable.

Le Mali en position d’attente

Reste la question malienne. Partenaire clé du Niger au sein de l’AES, Bamako observe ce rapprochement avec prudence. Des soupçons persistent quant aux relations d’Alger avec certains groupes armés opérant dans les zones frontalières.
Officiellement, les autorités maliennes rappellent la souveraineté du Niger dans le choix de ses alliances. Officieusement, elles attendent des clarifications sur la portée réelle de ce rapprochement.

Un test pour la diplomatie sahélienne

Le dégel entre Alger et Niamey ne relève pas seulement d’un geste symbolique. Il constitue un test grandeur nature pour une diplomatie sahélienne en recomposition. Si la relance du gazoduc transsaharien se concrétise rapidement, elle pourrait redessiner les équilibres énergétiques et politiques de la région.

Cependant, dans un Sahel traversé par les rivalités, les crises sécuritaires et les fragilités économiques, la réussite de ce nouveau départ dépendra moins des déclarations que de la capacité des acteurs à transformer l’élan diplomatique en réalisations tangibles.

Thom Biakpa

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