L’enquête ouverte après la tentative présumée de coup d’État du 7 décembre 2025 connaît un nouveau tournant. Ce vendredi 27 février, la Police républicaine a rendu public un avis de recherche visant neuf militaires soupçonnés d’avoir participé au complot contre le président Patrice Talon.
Les identités et photographies des suspects ont été diffusées sur la chaîne WhatsApp du Centre national d’investigations numériques (CNIN), marquant une nouvelle étape dans la traque engagée par les autorités sécuritaires.
Neuf noms désormais publics
Les militaires recherchés sont Pascal Tigri
Sambiéni Castro
Samary Ousmane
Sanhouékoua Bernard
Moussa Noma Rafiou
Dassoudo Demanmon
Issa Soumanou
Setondji Laurier
Osseni Yacoubou Moudachirou
Selon les autorités, ces hommes seraient impliqués à divers niveaux dans la tentative de déstabilisation des institutions. Le lieutenant-colonel Pascal Tigri est présenté comme le principal instigateur présumé de l’opération avortée.
Allassane Tigri placé en détention provisoire
Parallèlement à la diffusion de cet avis de recherche, la justice béninoise a procédé à l’incarcération de Allassane Tigri, ancien ministre et vice-président du parti d’opposition Les Démocrates. Il a été placé en détention provisoire jeudi soir à l’issue de sa présentation devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
Les chefs d’accusation retenus contre lui sont particulièrement lourds : « attentat contre l’autorité de l’État, complicité de meurtre et trahison ». Son implication présumée s’inscrit dans le cadre de l’enquête ouverte après les événements de décembre. Il est par ailleurs, le frère aîné de Pascal Tigri.
Une procédure judiciaire en cours
La publication de l’avis de recherche et les mesures de détention provisoire traduisent la volonté des autorités de faire toute la lumière sur cette tentative de putsch.
Conformément au code de procédure pénale béninois, la détention provisoire vise à garantir le bon déroulement de l’instruction en attendant d’éventuelles audiences devant la juridiction compétente.
De leur côté, les services de sécurité poursuivent activement les recherches pour localiser les militaires en fuite, tandis que l’instruction judiciaire se poursuit sous l’autorité de la CRIET afin d’établir les responsabilités individuelles et les éventuelles ramifications de l’affaire.
Thom Biakpa




