À l’approche de l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2026, les autorités municipales de Cotonou ont décidé de renforcer les mesures de sécurité, afin d’assurer un déroulement apaisé du scrutin. Dans un communiqué publié le 3 avril, le maire Luc Gnacadja a détaillé un ensemble de dispositions exceptionnelles applicables sur toute l’étendue de la ville, de 6 heures à 20 heures.
Parmi les mesures phares figure l’interdiction de toute manifestation publique durant la journée électorale. Qu’il s’agisse de rassemblements politiques, festifs ou culturels, aucun regroupement ne sera autorisé. Cette décision s’inscrit dans une volonté claire de limiter les risques de tensions ou de perturbations.
Les activités économiques ne seront pas épargnées. Les marchés de la capitale économique resteront fermés tout au long de la journée, tout comme les débits de boissons et établissements assimilés, contraints de suspendre temporairement leurs services. La municipalité justifie ces restrictions par la nécessité de garantir un climat serein et sécurisé pour les électeurs.
Pour veiller au respect de ces mesures, un important dispositif sécuritaire sera déployé. Les commissaires, sous la coordination du commissaire central, auront la charge d’encadrer les opérations sur le terrain. La Police républicaine sera mobilisée pour faire appliquer les consignes et intervenir en cas d’infraction.
Les autorités locales appellent par ailleurs, la population à faire preuve de civisme et à se conformer strictement aux directives. L’objectif affiché est de permettre à chaque citoyen de voter dans des conditions optimales.
À l’échelle nationale, ce scrutin s’annonce déterminant. Environ huit millions d’électeurs sont attendus aux urnes pour choisir le futur président. Deux principaux candidats sont en compétition, dans une élection qui suscite une forte attente. Les mesures adoptées à Cotonou s’inscrivent ainsi dans une stratégie globale visant à préserver l’ordre public et la crédibilité du processus électoral.
Thom Biakpa




