Une position des Forces armées béninoises a été la cible d’une attaque armée dans la nuit du mercredi 4 mars 2026 dans le village de Kofonou, non loin de la commune de Karimama, dans le département de l’Alibori, au nord-est du Bénin. Le bilan provisoire communiqué par l’armée fait état de quinze militaires tués et de quatre blessés.
L’information a été confirmée par le porte-parole de l’armée béninoise, le colonel James Johnson, qui s’est exprimé sur Bip Radio. Selon lui, les soldats blessés ont été rapidement pris en charge par les services médicaux et leur pronostic vital n’est pas engagé.
Une attaque contre une position de l’armée
D’après les premières informations communiquées par les autorités militaires, l’attaque a visé un poste occupé par les Forces armées béninoises dans la localité de Kofonou, située à proximité immédiate de Karimama. Cette zone frontalière du Niger constitue l’un des secteurs où l’armée béninoise maintient une présence renforcée pour assurer la surveillance du territoire.
Les circonstances exactes de l’assaut ainsi que l’identité du groupe armé responsable n’ont pas été officiellement précisées. Les opérations militaires se poursuivaient encore dans la zone au moment de la communication du bilan, ce qui explique son caractère provisoire.
Riposte aérienne après l’attaque
Selon le porte-parole de l’armée, les assaillants auraient tenté de se replier après l’attaque. Une colonne d’hommes armés a alors été repérée par les forces béninoises.
Des aéronefs de l’armée sont intervenus pour cibler les assaillants en fuite. Cette opération aérienne aurait permis de neutraliser au moins quatre combattants, d’après les informations fournies par les autorités militaires.
Ces interventions visaient à empêcher la dispersion des assaillants et à sécuriser la zone après l’attaque. Les forces déployées poursuivaient leurs opérations de ratissage afin de retrouver d’éventuels membres du groupe impliqué.
Une région sous pression sécuritaire
La commune de Karimama se situe dans l’extrême nord du Bénin, à la frontière avec le Niger et à proximité du Burkina Faso. Cette région est considérée comme sensible sur le plan sécuritaire en raison de la présence de groupes armés actifs dans la bande sahélienne.
Face à ces menaces, les autorités béninoises ont renforcé leur dispositif sécuritaire dans les départements du nord ces dernières années. En 2022, le gouvernement a notamment lancé l’opération Mirador, une initiative visant à accroître la surveillance des frontières et à améliorer la capacité d’intervention des forces de défense.
L’attaque enregistrée à Kofonou intervient dans ce contexte de vigilance accrue dans le nord du pays, où l’armée béninoise maintient des opérations régulières pour prévenir les infiltrations et assurer la protection des populations.
Le bilan humain pourrait évoluer au fur et à mesure de l’avancée des opérations militaires en cours dans la zone.
Thom Biakpa




