Une attaque attribuée à des groupes jihadistes a coûté la vie à plusieurs policiers burkinabè dans l’est du pays. L’assaut, survenu vendredi 6 mars dans une zone régulièrement touchée par l’insécurité, souligne une nouvelle fois la fragilité de la situation sécuritaire dans cette région frontalière.
Une unité spéciale prise pour cible
Les faits se sont déroulés dans la localité de Yamba, non loin de Fada N’Gourma. Selon des sources sécuritaires, des hommes armés ont attaqué une unité du Groupement d’unités mobiles d’intervention (GUMI), une force de police spécialisée engagée dans la lutte contre les groupes armés.
Le premier bilan fait état de plusieurs dizaines de policiers tués. Toutefois, plusieurs membres de l’unité étaient toujours portés disparus dans les heures qui ont suivi l’attaque, laissant craindre un bilan plus lourd.
Des corps retrouvés lors des recherches
Des opérations de ratissage ont été menées après l’assaut pour tenter de retrouver les policiers disparus et sécuriser la zone. D’après une autre source sécuritaire, ces recherches ont permis de découvrir plus d’une dizaine de corps.
Les victimes, identifiées comme des policiers du GUMI, auraient été dépouillées de leurs armes et de leurs munitions par les assaillants. Les survivants de l’unité ont ensuite été pris en charge par l’armée et escortés vers la ville de Fada N’Gourma.
Une insécurité persistante
Depuis plusieurs années, le Burkina Faso est confronté à des attaques répétées de groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Le pays est dirigé par un régime militaire depuis 2022, dans un contexte de lutte intensifiée contre ces organisations.
Les unités GUMI, mises en place en octobre 2023, ont été déployées dans différentes zones jugées sensibles, afin de soutenir les opérations antiterroristes et favoriser le retour des populations déplacées.
Selon les données de l’ONG ACLED, qui suit les conflits dans le monde, les violences jihadistes ont causé la mort de dizaines de milliers de civils et de membres des forces de sécurité au Burkina Faso depuis 2015.
Thom Biakpa




