Dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 janvier 2026, des informations ont circulé au Burkina Faso faisant état d’une tentative de coup d’État visant à renverser le régime du capitaine Ibrahim Traoré (chef de la junte au pouvoir). Cette situation a entraîné une nuit tendue dans les principales villes, notamment Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, avec des alertes sécuritaires, une forte mobilisation citoyenne pro-gouvernementale et un renforcement des forces de défense.
Rumeurs et mouvement populaire
Des messages sur les réseaux sociaux ont évoqué une tentative de putsch dans la nuit du 3 au 4 janvier. À l’appel de groupes comme les associations de la Veille citoyenne, des centaines de personnes sont descendues dans les rues pour soutenir le gouvernement et “faire barrage” à ce qui était présenté comme une tentative de déstabilisation.
Situation militaire et sécurité
Des témoignages rapportent une mise en alerte de casernes et un important dispositif de sécurité visible dans la matinée du 4 janvier, en particulier autour du camp militaire Baba-Sy à Ouagadougou.
Arrestations et actions des autorités
Plusieurs médias locaux et sources sécuritaires évoquent l’arrestation d’un suspect considéré comme le “cerveau” présumé d’un complot, avec des éléments compromettants trouvés sur son téléphone, et des enquêtes toujours en cours. Certaines sources mentionnent aussi des liens possibles avec des personnalités de l’opposition ou des anciens responsables.
À ce stade, aucun communiqué officiel détaillé du gouvernement burkinabè n’a été largement publié confirmant formellement une tentative de coup d’État selon les termes habituellement utilisés dans de tels cas. L’essentiel des informations provient pour l’instant de sources sécuritaires, médias locaux et échos sur les réseaux sociaux, parfois caractérisés par des incertitudes ou un manque de confirmation institutionnelle.
Le Burkina Faso vit depuis plusieurs années une instabilité politique et sécuritaire, marquée par des coups d’État récents (2022) et de fréquentes tentatives de déstabilisation ou rumeurs de putsch, ce qui explique la sensibilité de ce type d’événement dans le pays.
Thom Biakpa




