Des coups de feu ont été entendus dans la nuit du samedi 28 février au dimanche 1er mars 2026 aux abords du Palais présidentiel du Faso, à Ouagadougou. Les détonations, perçues peu après minuit dans un périmètre hautement sécurisé, ont rapidement suscité interrogations et inquiétudes dans la capitale burkinabè.
Une nuit agitée dans un secteur ultrasécurisé
Selon plusieurs témoignages relayés par Radio France Internationale, des tirs ont été entendus dans différents quartiers situés à proximité de la présidence. Sur les réseaux sociaux, les spéculations ont rapidement circulé, certains évoquant une possible tentative de déstabilisation du pouvoir.
Des membres du mouvement des « Wayiyans », connus pour leur soutien aux autorités de transition, ont d’abord suggéré l’hypothèse d’une tentative de coup de force avant de revenir sur ces déclarations quelques heures plus tard, dans une vidéo diffusée en ligne. Cette volte-face a contribué à entretenir le flou autour des circonstances exactes de l’incident.
La piste d’un incident matériel
D’après les informations rapportées par le confrère, l’origine des détonations serait liée à un incident impliquant un véhicule transportant des produits inflammables. Une source sécuritaire citée par la radio indique qu’un tir aurait atteint le véhicule, provoquant un départ de feu suivi d’explosions. Ces explosions seraient à l’origine des bruits entendus dans les environs du palais.
À ce stade, aucune communication officielle détaillée n’a été publiée par les autorités sur le déroulement précis des faits. L’absence de déclaration formelle de la présidence entretient les interrogations, tandis que les informations disponibles reposent essentiellement sur des sources médiatiques et sécuritaires.
Thom Biakpa




