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Cameroun : L’Union européenne dénonce la répression violente des manifestations post-électorales

Une manifestation de l’opposition réprimée le dimanche 26 octobre au Cameroun/ Reuters   Au lendemain de la réélection contestée de Paul Biya pour un huitième mandat, l’Union européenne (UE) a vivement condamné la répression des manifestations qui ont éclaté au Cameroun. Plusieurs civils ont été tués lors des heurts entre manifestants et forces de sécurité,...

Par Thomas Biakpa
Publié le 28 octobre 2025
Lecture : 2 min
Cameroun : L’Union européenne dénonce la répression violente des manifestations post-électorales
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Une manifestation de l’opposition réprimée le dimanche 26 octobre au Cameroun/ Reuters

 

Au lendemain de la réélection contestée de Paul Biya pour un huitième mandat, l’Union européenne (UE) a vivement condamné la répression des manifestations qui ont éclaté au Cameroun. Plusieurs civils ont été tués lors des heurts entre manifestants et forces de sécurité, notamment à Douala et Garoua.

Dans une déclaration rendue publique mardi à Bruxelles, le porte-parole de la Commission européenne, Anouar El Anouni, a exprimé la « profonde préoccupation » de l’UE face à « la répression violente des manifestations » et à « la mort par arme à feu de plusieurs civils ». L’organisation européenne a exhorté les autorités camerounaises à « identifier les responsabilités, faire preuve de transparence et rendre justice », tout en mettant fin aux « violations des droits humains ».

Un scrutin contesté

Selon les résultats officiels, Paul Biya, 92 ans, au pouvoir depuis 1982, a été réélu avec 53,66 % des voix. Mais son principal opposant, Issa Tchiroma Bakary, rejette ces chiffres et revendique la victoire, accusant le régime d’avoir orchestré de « vastes fraudes électorales ».

En dépit de l’interdiction des autorités, plusieurs centaines de personnes ont manifesté dimanche et lundi dans plusieurs villes du pays, répondant à l’appel de l’opposition. À Douala, la capitale économique, et à Garoua, dans le nord, les rassemblements ont été dispersés par les forces de sécurité à l’aide de gaz lacrymogènes et de tirs à balles réelles, selon des témoins sur place. Le nombre exact de victimes reste inconnu, mais plusieurs morts ont été signalés.

Appel au dialogue et à la retenue

L’Union européenne a également demandé la libération immédiate des personnes arrêtées arbitrairement depuis la proclamation des résultats, tout en appelant « toutes les parties à faire preuve de retenue ».

La réaction de Bruxelles fait écho à celle du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, qui s’était dit lundi « profondément inquiet » face à des « informations choquantes » sur des civils « tués, blessés ou arrêtés » lors de ces manifestations.

Alors que la tension reste forte au Cameroun, la communauté internationale multiplie les appels au calme et au dialogue politique, exhortant le gouvernement et l’opposition à trouver une issue pacifique à la crise post-électorale.