La polémique autour de la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc continue de faire réagir au sommet du football africain. Alors que le titre a finalement été attribué au Maroc sur décision administrative, le président de la CAF, Patrice Motsepe, est sorti de sa réserve pour défendre le fonctionnement de l’instance.
Une finale qui bascule après le coup de sifflet
Sur le terrain, la rencontre du 18 janvier 2026 avait pourtant souri au Sénégal, vainqueur 1-0 après prolongation. Mais les dernières minutes ont fait basculer le match dans une toute autre dimension. Entre un but sénégalais refusé et un penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel, la tension est montée d’un cran.
La situation a dégénéré lorsque certains joueurs sénégalais ont quitté la pelouse en signe de protestation. Un geste lourd de conséquences : la CAF a considéré cet abandon comme une infraction aux règlements, transformant la victoire sportive du Sénégal en défaite administrative (3-0), et offrant ainsi le trophée au Maroc.
La CAF insiste sur l’indépendance de ses décisions
Face aux critiques, la Confédération africaine de football a tenu à rappeler le cadre dans lequel cette décision a été prise. Dans une intervention publique, Motsepe a mis en avant le rôle des organes judiciaires indépendants de l’institution.
Selon lui, ces instances sont composées de juristes reconnus à travers le continent et désignés via un processus impliquant les 54 fédérations membres. Un argument destiné à renforcer la crédibilité d’une décision largement contestée dans l’opinion. Sans commenter directement le fond du verdict, le dirigeant sud-africain a également reconnu que des ajustements étaient nécessaires, évoquant des réformes déjà engagées pour éviter que ce type de controverse ne se reproduise.
Un dernier recours possible pour le Sénégal
Malgré la décision du jury d’appel, le dossier est loin d’être totalement clos. La fédération sénégalaise dispose encore d’une carte à jouer sur le plan juridique.
Elle peut en effet saisir le Tribunal arbitral du sport dans un délai de dix jours. Cette procédure représente l’ultime recours pour tenter de contester la décision et, éventuellement, remettre en cause l’attribution du titre.
Dans un contexte déjà tendu, cette affaire pourrait encore connaître de nouveaux rebondissements, tant sur le terrain juridique que dans l’opinion publique africaine.
Thom Biakpa




