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mardi, février 17, 2026
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CEDEAO : L’Eco, la monnaie unique ouest-africaine relancé, mais sans les poids lourds de l’UEMOA

La monnaie unique ouest-africaine n’est pas morte. Elle change de trajectoire.
Réunis à Monrovia, les gouverneurs des banques centrales de la région ont remis sur la table le projet d’une devise commune, l’Eco, avec un nouvel horizon fixé à 2027. Mais derrière la relance affichée se dessine une inflexion stratégique majeure : la première phase pourrait se faire sans les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), pourtant déjà liés par le franc CFA.

Cette option marque un tournant. Plutôt que d’attendre une convergence généralisée des quinze économies de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les dirigeants semblent désormais privilégier une approche graduelle, portée par un noyau restreint de pays jugés prêts à avancer.

Quinze ans d’attentes et de reports

L’idée d’une monnaie unique circule depuis le milieu des années 2000. En décembre 2009, les chefs d’État avaient formalisé l’ambition d’une intégration monétaire régionale. Mais depuis, les échéances se sont succédé sans concrétisation : 2003, 2005, 2009, 2014, 2020. À chaque étape, les critères de convergence macroéconomique – inflation maîtrisée, déficit budgétaire contenu, stabilité monétaire ont constitué un obstacle insurmontable.

Les déséquilibres persistent. Plusieurs économies souffrent d’une inflation élevée, de monnaies fragilisées et de finances publiques sous tension. Le Nigeria, qui concentre plus de la moitié du PIB régional, illustre cette complexité : inflation à deux chiffres, pression sur la devise nationale et vulnérabilités structurelles limitent sa marge de manœuvre. À ces défis économiques, s’ajoutent les recompositions géopolitiques récentes. Le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger a rebattu les cartes institutionnelles et affaibli la cohésion du bloc régional.

Une intégration à deux vitesses

Lors du sommet d’Abuja en décembre 2025, les chefs d’État ont affiché leur volonté d’accélérer le processus. Les discussions techniques à Monrovia ont précisé les contours d’une première étape : le Liberia, le Nigeria, le Ghana, la Sierra Leone et la Guinée pourraient constituer l’avant-garde du projet.

Cette configuration exclurait, dans un premier temps, les pays de l’UEMOA, pourtant dotés depuis 1994 d’une monnaie commune et d’une banque centrale intégrée. Le paradoxe est évident : ceux qui ont déjà une expérience d’union monétaire seraient mis en retrait dans la phase inaugurale de l’Eco. Le choix traduit une forme de réalisme politique. Plutôt que de bloquer l’ensemble du projet en attendant une convergence parfaite, la CEDEAO semble prête à avancer avec les volontaires. Mais cette stratégie soulève une interrogation centrale : une monnaie régionale peut-elle être crédible si elle ne rassemble pas l’ensemble des principales économies du bloc ?

Entre pragmatisme et incertitude

L’approche différenciée peut être vue comme une tentative de débloquer un chantier enlisé depuis plus d’une décennie. Elle pourrait permettre de tester les mécanismes de gouvernance, d’harmoniser progressivement les politiques budgétaires et de créer une dynamique d’adhésion.
Mais elle comporte aussi un risque : celui d’installer durablement une Afrique de l’Ouest monétairement fragmentée, avec d’un côté une union CFA consolidée, de l’autre une zone Eco encore en construction.

L’avenir du projet dépendra de la capacité des pays pionniers à stabiliser leurs indicateurs économiques et à bâtir des institutions crédibles. Plus que jamais, la réussite de l’Eco ne reposera pas seulement sur une volonté politique, mais sur une discipline macroéconomique partagée.
Relancée, la monnaie unique avance désormais sur un fil : entre ambition d’unité et reconnaissance des réalités nationales.

Thom Biakpa

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