Le ton monte au sein du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI). Ce mercredi 8 avril 2026, le Conseil de discipline du parti a auditionné le Dr Ahoua Don-Mello ainsi que quatorze de ses proches, accusés de « désobéissance » aux décisions de la direction.
À l’origine de cette procédure, une plainte déposée par le président exécutif, Sébastien Dano Djédjé. Il reproche aux mis en cause d’avoir ignoré les résolutions du Comité central et de la Convention qui avaient clairement désigné Laurent Gbagbo comme candidat officiel du parti pour la présidentielle d’octobre 2025.
Pour la direction du PPA-CI, cette ligne était sans équivoque. Les décisions prises en mars et mai 2024 s’imposaient à tous. La candidature dissidente de Don-Mello est donc perçue comme une rupture assumée avec la discipline interne.
Mais devant le Conseil, la riposte des accusés a été tout aussi ferme. L’ancien candidat à la présidentielle et ses soutiens revendiquent une démarche « responsable ». Selon eux, leur objectif était simple : éviter que le parti ne disparaisse du jeu électoral après l’invalidation de la candidature de Gbagbo. Ils pointent également un vide stratégique au sommet du parti. En l’absence de nouvelles directives claires après cette invalidation, ils estiment avoir pris leurs responsabilités pour maintenir le PPA-CI dans l’arène politique.
Autre argument avancé, leur participation au scrutin ne saurait être interprétée comme un soutien implicite à un éventuel quatrième mandat du président Alassane Ouattara.
À l’issue des auditions, un mémo détaillant leurs arguments a été transmis au Conseil de discipline, qui devra trancher dans les prochains jours. La décision est désormais très attendue, tant elle pourrait redessiner les équilibres internes du parti.
À noter que trois figures convoquées à savoir, Coulibaly Yacouba, Kanga Kakou Antoine et Youté Wonsébé Innocent, n’ont pas répondu présentes à cette séance sous tension.
Thom Biakpa




