Au Caire, ce dimanche 29 mars, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a pris la parole pour apaiser les tensions nées de la récente polémique autour de la finale de la CAN 2025. Dans un contexte marqué par des crispations entre le Sénégal et le Maroc, le dirigeant sud-africain a insisté sur l’importance de préserver les relations historiques entre les deux nations.
Dans une déclaration ferme mais conciliatrice, Patrice Motsepe a rappelé que « les décisions des organes disciplinaires et d’appel doivent être respectées », soulignant que chaque pays a la responsabilité de défendre les intérêts de son football dans le respect des règles établies. Toutefois, au-delà des différends, il a tenu à recentrer le débat sur la vocation essentielle du sport roi : rassembler.
« Le football doit être l’engin qui unit, et non qui divise », a-t-il martelé, insistant sur la nécessité d’éviter toute escalade de tensions susceptible d’affecter les relations entre les peuples.
Dans cette optique, il a annoncé une initiative diplomatique personnelle, prévoyant de se rendre dans les prochaines semaines au Sénégal, puis au Maroc, afin de rencontrer à la fois les autorités gouvernementales et les responsables du football des deux pays.
Cette démarche vise à consolider un dialogue constructif et à garantir la continuité des liens fraternels entre les deux nations. « Nous n’allons pas permettre que le football divise nos peuples en apportant du stress et des tensions. Bien au contraire, le football doit unir nos peuples », a-t-il affirmé, réitérant l’engagement de la CAF à renforcer ces relations historiques.
Par ailleurs, le président de la CAF a annoncé une réforme majeure concernant la Coupe d’Afrique des Nations. À partir de 2028, la compétition passera de 24 à 28 équipes, une décision qui reflète la volonté d’élargir la participation et de favoriser le développement du football sur l’ensemble du continent.
Enfin, concernant le contentieux en cours, Patrice Motsepe a précisé que la CAF se conformera à la décision du Tribunal arbitral du sport, saisi par le Sénégal dans cette affaire. Une déclaration qui confirme l’attachement de l’instance continentale au respect des procédures juridiques internationales.
À travers ces prises de position, la CAF entend jouer pleinement son rôle de médiateur et de garant de l’unité du football africain, dans un moment où celui-ci est appelé à démontrer sa capacité à transcender les divergences pour mieux rapprocher les peuples.
Thom Biakpa




