Une humanitaire française travaillant pour l’Unicef a été tuée à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé ce mercredi 11 mars, le président français Emmanuel Macron sur le réseau social X.
Dans son message, le chef de l’État français a exprimé son émotion face à ce drame et a adressé « le soutien et l’émotion de la Nation » à la famille et aux proches de la victime. Il a également rappelé la nécessité de respecter le droit international humanitaire et de garantir la protection des travailleurs humanitaires engagés sur le terrain dans des zones de conflit.
La ville de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, est actuellement sous le contrôle du groupe armé antigouvernemental M23 depuis le mois de janvier. Cette prise de contrôle s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes dans l’est de la RDC, où les affrontements entre les forces gouvernementales et les rebelles se poursuivent.
Selon plusieurs sources, l’armée congolaise mène régulièrement des frappes de drones visant les positions du M23. Le mouvement rebelle est accusé par Kinshasa et plusieurs observateurs internationaux de bénéficier du soutien du Rwanda, ce que Kigali conteste.
Dans ce climat de violence et d’instabilité, la situation sécuritaire reste extrêmement précaire pour les populations civiles et les organisations humanitaires présentes dans la région. Les acteurs humanitaires, engagés dans l’assistance aux milliers de déplacés et de victimes du conflit, travaillent dans des conditions particulièrement dangereuses.
La mort de cette humanitaire française rappelle une nouvelle fois les risques considérables auxquels sont exposés les travailleurs humanitaires opérant dans les zones de guerre, malgré les protections prévues par le droit international.
Thom Biakpa




