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vendredi, février 13, 2026
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Ghana : Crise du cacao, Accra baisse brutalement le prix payé aux producteurs face à la chute des cours mondiaux

Le vent a tourné pour la filière cacao ghanéenne. Confronté à l’effondrement des cours internationaux et à une crise de liquidités sans précédent, le gouvernement du Ghana a décidé de revoir en profondeur l’organisation de son secteur phare. Première mesure choc : une baisse significative du prix payé aux producteurs.

Deuxième producteur mondial derrière la Côte d’Ivoire, le Ghana traverse une zone de turbulences. Le prix à la production passe ainsi de 58.000 à un peu plus de 41.000 cedis la tonne. Une décision difficile, mais jugée inévitable par les autorités pour aligner les prix nationaux sur un marché mondial en net repli.

Des cours mondiaux en chute libre

En moins d’un an, la tonne de cacao est passée d’environ 12.500 dollars à 4.100 dollars. Cette dégringolade a fragilisé l’équilibre économique du secteur. Le cacao, troisième source de devises du pays après l’or et le pétrole, représente près de 10 % du PIB et fait vivre environ un million de personnes.

Pour le ministre des Finances, Cassiel Ato Forson, la baisse du prix payé aux planteurs vise à « refléter la réalité des cours mondiaux » tout en permettant une injection rapide de liquidités dans la filière. L’objectif est double : restaurer la compétitivité du cacao ghanéen et éviter un engorgement du marché.

Une production en deçà des engagements

La crise ne se limite pas aux prix. Lors de la campagne 2023-2024, la production n’a atteint que 432.000 tonnes, bien loin des 786.000 tonnes prévues dans les contrats de vente. Résultat : un déficit estimé à plus d’un milliard de dollars, qui a aggravé les tensions financières.

L’organisme public chargé du secteur, Ghana Cocoa Board (Cocobod), croule sous les dettes et peine à honorer ses paiements aux producteurs. Pour redresser la barre, le gouvernement prévoit de convertir environ 5,8 milliards de cedis de dettes en obligations à long terme, avec l’aval du Parlement.

Vers une réforme structurelle

Au-delà des mesures d’urgence, Accra entend transformer durablement la filière. Un projet de loi devrait garantir aux planteurs au moins 70 % du prix brut à l’exportation, afin de sécuriser leurs revenus. Autre chantier stratégique : l’industrialisation locale.
À partir de la campagne 2026-2027, au moins 50 % des fèves devront être transformées sur place. Une orientation destinée à créer davantage de valeur ajoutée, réduire la dépendance aux exportations brutes et renforcer la résilience du secteur.

Dans un pays de 33 millions d’habitants où le cacao demeure un pilier économique et social, ces réformes apparaissent comme un tournant. Entre ajustements douloureux et ambitions industrielles, le Ghana joue désormais une partie décisive pour préserver l’avenir de son « or brun ».

Thom Biakpa

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