La transition politique guinéenne a franchi une étape décisive dimanche 5 janvier au soir avec la validation, par la Cour suprême, de la victoire de Mamadi Doumbouya à l’élection présidentielle du 28 décembre. Le général, candidat indépendant, a été élu dès le premier tour avec 86,72 % des suffrages pour un mandat de sept ans.
L’annonce, faite par le président de la Cour suprême Fodé Bangoura, n’a pas constitué une surprise. Le scrutin s’est déroulé dans un contexte particulier, marqué par le boycott des principaux partis d’opposition et l’absence de plusieurs figures politiques majeures. Face à Mamadi Doumbouya, les autres candidats étaient peu connus du grand public.
Peu après la proclamation officielle des résultats, le président élu s’est adressé à la nation. Il a appelé les Guinéens à l’unité et à la mobilisation autour d’un projet de « souveraineté politique et économique ». Saluant le déroulement du scrutin, il a évoqué la « maturité » et la « dignité » du peuple guinéen, estimant que la confiance accordée dès le premier tour renforçait son devoir envers la nation.
Du côté des candidats battus, les réactions ont été globalement apaisées. Ibrahima Abé Sylla, de la Nouvelle Génération pour la République, a félicité le vainqueur et invité les citoyens à se rassembler autour d’un programme de développement. Sidibé Ousmane, du Rassemblement des Guinéens pour la prospérité, a également salué le processus électoral, affirmant que cette élection marquait avant tout une victoire pour la Guinée et pour la démocratie.
Sur le plan international, la confirmation des résultats a été suivie de premières réactions officielles. Le président français Emmanuel Macron a échangé avec Mamadi Doumbouya pour le féliciter et souligner l’importance de cette élection dans le cadre de la transition politique du pays.
Avec cette validation par la Cour suprême, Mamadi Doumbouya entame désormais un nouveau chapitre politique, appelant à la construction d’une Guinée placée sous le signe de la paix et de la prospérité partagée, tandis que l’attention se tourne vers les défis institutionnels et économiques à venir.
Thom Biakpa




