La matinée de ce mardi 10 février a été marquée par une vive tension sécuritaire dans le centre névralgique de Conakry. Des échanges de tirs à l’arme automatique ont été signalés aux abords de la prison centrale, située dans le quartier administratif de Kaloum, provoquant inquiétude, panique et un important déploiement des forces de sécurité.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les premières détonations ont retenti peu avant 9 heures du matin. Les tirs, décrits comme nourris et continus, se sont prolongés durant plus de trente minutes, rompant le calme habituel de ce secteur stratégique de la capitale, qui abrite notamment la présidence et plusieurs institutions étatiques.
Des habitants et travailleurs du quartier racontent avoir été surpris par l’intensité des échanges. Certains évoquent des véhicules circulant à vive allure au moment des faits, tandis que d’autres affirment que des coups de feu provenaient directement de l’enceinte de l’établissement pénitentiaire. La situation a rapidement semé la confusion, poussant riverains, automobilistes et passants à chercher refuge dans la précipitation. La circulation a été fortement perturbée dans tout le périmètre de Kaloum, avec des embouteillages soudains et des scènes de fuite observées à proximité immédiate de la prison. « Chacun essayait de se mettre à l’abri », rapporte un témoin, décrivant une atmosphère de peur généralisée.
Face à la gravité de la situation, un dispositif sécuritaire conséquent a été déployé. En fin de matinée, policiers, militaires et éléments des forces spéciales contrôlaient strictement les accès menant à la prison centrale. Un véhicule blindé était positionné devant l’établissement, témoignant du niveau d’alerte élevé. L’accès à certaines routes a été temporairement bloqué afin de sécuriser la zone.
Aux alentours de la mi-journée, le calme semblait progressivement revenir, selon des habitants du quartier, même si la présence massive des forces de défense et de sécurité restait visible.
À ce stade, les circonstances exactes de ces tirs demeurent inconnues. Aucune déclaration officielle n’a encore été faite pour préciser l’origine des échanges, l’éventuelle implication de détenus ou de forces de l’ordre, ni pour confirmer l’existence de victimes. Le silence des autorités entretient les interrogations, d’autant plus que l’incident s’est produit dans l’une des zones les plus sensibles de la capitale guinéenne.
Mais aux dernières nouvelles, nous apprenons de sources bien introduites, que cette situation aurait été provoquée par l’enlèvement de Toumba Diakité, ex-aide de camp de l’ancien président Moussa Dadis Camara, par des assaillants. Il purgeait dans cette prison, une peine de dix ans dans le cadre du massacre de 2009.
Dans l’attente d’informations officielles, cet épisode ravive les préoccupations liées à la sécurité autour des sites stratégiques et des infrastructures pénitentiaires du pays.
Thom Biakpa




