Suite à une série d’opérations de sécurité menée, entre le 3 et le 8 mars 2026 à travers le pays, les Forces de défense et de sécurité nigériennes ont réussi à neutraliser plusieurs mercenaires et interpellé 22 personnes soupçonnées d’être liées à des réseaux de soutien aux groupes armés actifs au Niger.
Le bilan de ces actions a été présenté, mardi 10 mars dans le bulletin hebdomadaire publié par l’armée. Selon les autorités militaires, certaines des personnes arrêtées sont accusées d’avoir participé à l’organisation du soutien logistique et financier destiné aux groupes armés opérant sur le territoire nigérien.
Des quantités importantes de matériel saisies
Les opérations ont également permis aux forces de sécurité de mettre la main sur d’importantes quantités de matériel et de produits illicites. Parmi les saisies figurent 2 389 bâtons de dynamite ainsi que cinq rouleaux de cordons détonants.
Les FDS ont également confisqué 6 018 boules de cannabis, des centaines de milliers de comprimés considérés comme nocifs et près de 97 000 litres de carburant frauduleusement stockés ou transportés.
Un contexte sécuritaire toujours tendu
Ces interventions s’inscrivent dans un contexte sécuritaire marqué par des attaques répétées de groupes armés. Dans l’ouest du pays, notamment dans la région de Tillabéri, les forces nigériennes affrontent des combattants affiliés à l’État islamique au Grand Sahara (EIGS). Dans le sud-est, autour du bassin du lac Tchad, elles font face à des factions liées à Boko Haram.
Chaque semaine, l’armée nigérienne publie un bulletin faisant le point sur ses opérations et leurs résultats. Celui diffusé le 3 mars faisait déjà état de onze combattants neutralisés et de quatorze arrestations, accompagnées de saisies similaires de dynamite et de carburant fraudé.
Dans son dernier communiqué, l’armée a réaffirmé sa détermination à poursuivre les opérations pour assurer la sécurité du pays et préserver l’intégrité du territoire national.
Thom Biakpa




