La ville de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, a été secouée par une série d’explosions survenues dans la soirée du lundi 16 mars 2026. Trois déflagrations quasi simultanées ont visé des lieux très fréquentés à savoir l’hôpital universitaire, le marché hebdomadaire du lundi et une zone proche du bureau de poste.
Selon les autorités locales, le bilan provisoire fait état d’au moins 23 morts et de plus d’une centaine de blessés, bien que certaines sources évoquent un nombre de victimes plus élevé. La police de l’État du Borno attribue ces attaques à des kamikazes liés au groupe jihadiste Boko Haram.
Face à ce drame, les réactions politiques n’ont pas tardé. Le gouverneur de l’État de Gombe, Muhammadu Inuwa Yahaya, a vivement condamné ces violences, dénonçant des actes « barbares » visant des populations civiles. Il a exprimé sa solidarité avec les habitants du Borno et adressé ses condoléances aux familles des victimes, tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés.
De son côté, le sénateur Mohammed Ali Ndume a appelé la population à garder son sang-froid et à collaborer étroitement avec les forces de sécurité. Il a insisté sur l’importance de la vigilance collective pour contrer les menaces persistantes dans la région.
Alors que les enquêtes se poursuivent pour faire la lumière sur ces attaques, les autorités ont renforcé les dispositifs sécuritaires et invitent les habitants à respecter strictement les consignes en vigueur. La région, encore marquée par des années d’insécurité, reste sous haute surveillance.
Thom Biakpa




