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mardi, janvier 20, 2026
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Nord du Nigeria : Des attaques d’églises plongent Kaduna dans l’incertitude, plus de 160 chrétiens enlevés

Le nord du Nigeria a été secoué dimanche 18 janvier par une série d’attaques visant des églises dans l’État de Kaduna. Selon des responsables religieux et des sources locales, plus de 160 fidèles auraient été enlevés alors qu’ils participaient aux offices dominicaux. Une version des faits vigoureusement contestée par la police et les autorités locales, qui affirment ne disposer d’aucune preuve confirmant ces enlèvements, alimentant ainsi un climat de tension déjà exacerbé par l’insécurité chronique dans la région.
Les attaques se seraient produites dans le village de Kurmin Wali, situé dans le district de Kajuru, une zone à majorité chrétienne. Des hommes lourdement armés auraient fait irruption simultanément dans au moins deux, voire trois églises, en pleine messe. D’après le révérend Joseph Hayab, président de l’Association chrétienne du Nigeria pour le nord du pays, les assaillants ont encerclé les bâtiments avant de contraindre les fidèles à les suivre dans la brousse. Il évoque un total initial de 172 personnes capturées, dont neuf auraient réussi à s’échapper, laissant 163 fidèles toujours aux mains des ravisseurs.

Ces informations sont partiellement corroborées par un rapport de sécurité des Nations unies consulté par l’AFP, qui fait état de l’enlèvement de « plus de 100 fidèles » par des groupes qualifiés de « bandits armés ». Le chef traditionnel de la localité, Ishaku Dan’azumi, avance quant à lui un bilan encore plus lourd : 166 personnes auraient été enlevées dans trois églises distinctes. Il accuse ouvertement les autorités de minimiser l’ampleur du drame. « Seuls les responsables politiques nient l’enlèvement de notre population », affirme-t-il, rappelant que la région vit depuis des années sous la menace constante de groupes armés.

Selon lui, la population locale a souvent été contrainte de négocier directement avec les ravisseurs lors d’enlèvements précédents, en payant elle-même les rançons, sans impliquer les forces de sécurité. « Quand il s’agit de dix ou vingt personnes, nous parvenons à gérer. Mais cette fois, le nombre est trop élevé », confie-t-il.

Face à ces accusations, les autorités de l’État de Kaduna opposent un démenti catégorique. Le commissaire de police, Muhammad Rabiu, a déclaré qu’aucune attaque ni enlèvement n’avaient été officiellement confirmés. Il affirme que les forces de sécurité se sont rendues sur les lieux évoqués, sans pour autant constater les faits rapportés. Le commissaire à la Sécurité intérieure de l’État, Sule Shauibu, a également rejeté ces récits, les qualifiant de « totalement faux » et assurant qu’aucun élément tangible ne venait les étayer.
Ces événements s’inscrivent dans un contexte national marqué par la recrudescence des enlèvements, particulièrement dans le nord et le centre du Nigeria. Ces crimes, perpétrés principalement par des gangs criminels surnommés localement « bandits », visent avant tout l’obtention de rançons. Bien que cette pratique soit formellement interdite, elle s’est transformée en une véritable économie parallèle.

Selon le cabinet SBM Intelligence, basé à Lagos, les enlèvements auraient généré environ 1,66 million de dollars entre juillet 2024 et juin 2025. La multiplication de ces violences ravive les inquiétudes dans un pays profondément divisé sur les plans religieux et régional, avec un nord majoritairement musulman et un sud à dominante chrétienne. Fin novembre, après une vague d’enlèvements spectaculaires, dont celui de plus de 300 élèves et enseignants d’une école catholique, le président Bola Tinubu avait décrété l’état d’urgence sécuritaire et annoncé un renforcement massif des effectifs de police et de l’armée.

La crise a également pris une dimension internationale. Le jour de Noël, des frappes américaines ont été menées dans l’État de Sokoto. L’ancien président américain Donald Trump avait alors accusé des groupes armés nigérians de mener un « génocide » contre les chrétiens. Des accusations fermement rejetées par le gouvernement nigérian et par plusieurs analystes indépendants, qui estiment que ces violences relèvent avant tout d’une criminalité opportuniste exploitant les failles persistantes du système sécuritaire du pays, plutôt que d’une persécution religieuse organisée.

Thom Biakpa

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