En République démocratique du Congo (RDC), plusieurs hauts gradés des Forces armées congolaises (FARDC), arrêtés depuis plusieurs mois, ont été officiellement inculpés par la justice militaire. Ils ont été transférés à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa, marquant une nouvelle étape dans une affaire sensible qui secoue les cercles du pouvoir et de l’armée.
Selon des sources judiciaires, ces officiers supérieurs sont poursuivis pour des faits particulièrement graves, notamment association de malfaiteurs, complot contre le chef de l’État, tentative d’assassinat et trahison. Cette dernière accusation serait liée à des contacts présumés avec une puissance étrangère, dont la nature et les objectifs n’ont pas été officiellement dévoilés.
Les autorités judiciaires estiment que les actes reprochés s’inscrivent dans une entreprise visant à déstabiliser les institutions de la République. L’enquête, menée dans la plus grande discrétion, aurait mis en lumière l’existence d’un réseau structuré, impliquant des responsables militaires de haut rang, capables d’influencer des décisions stratégiques au sein de l’appareil sécuritaire.
Fait particulièrement marquant, certains des officiers mis en cause sont réputés proches du président de la République. Cette proximité présumée renforce la portée politique de l’affaire et alimente les interrogations sur d’éventuelles fractures internes au sein du pouvoir et de l’armée congolaise.
Le transfert des accusés à la prison militaire de Ndolo, une structure hautement sécurisée réservée aux dossiers sensibles, laisse présager l’ouverture imminente d’un procès devant la Haute Cour militaire. À ce stade, aucune date officielle n’a été communiquée, et les autorités appellent à la retenue afin de préserver le bon déroulement de la procédure judiciaire.
Dans un contexte sécuritaire déjà fragilisé par les conflits persistants dans l’est du pays, cette affaire met en lumière les défis auxquels fait face l’État congolais en matière de cohésion des forces armées et de stabilité institutionnelle. Elle pourrait également avoir des répercussions importantes sur les équilibres politiques et militaires dans les mois à venir.
Thom Biakpa




