Une situation sanitaire alarmante s’est déclarée dans l’ouest de la République démocratique du Congo (RDC), où une épidémie de choléra a frappé la prison centrale de Mbanza-Ngungu.
Depuis la confirmation officielle de la maladie le 27 mars, le bilan s’est alourdi à 11 décès parmi les détenus, tandis que plus de 70 cas ont été enregistrés dans cet établissement qui compte environ 800 prisonniers.
Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a qualifié la situation de « particulièrement préoccupante », pointant une propagation rapide de la maladie dans un environnement déjà fragile.
Cette crise met en lumière les conditions de détention difficiles qui caractérisent de nombreuses prisons du pays. Héritées pour la plupart de l’époque coloniale, ces infrastructures souffrent de surpopulation, d’un accès insuffisant à l’eau potable et de services de santé limités. Dans ces conditions, les maladies infectieuses comme le choléra, mais aussi la tuberculose et le paludisme, se propagent facilement.
Face à l’urgence, des équipes médicales ont été déployées sur place, afin de prendre en charge les malades et renforcer les mesures de prévention, notamment par la vaccination. Les autorités ont également annoncé des opérations d’assainissement, de désinfection et de contrôle de la qualité de l’eau. En parallèle, les nouvelles admissions à la prison ont été temporairement suspendues pour tenter de contenir la propagation de l’épidémie.
Thom Biakpa




