Une opération de sauvetage menée par la marine sénégalaise a permis de secourir 139 migrants au large des côtes du Sénégal. À bord de l’embarcation, les secours ont également découvert le corps sans vie d’un nouveau-né, révélant une nouvelle fois la tragédie humaine qui accompagne les tentatives de traversée clandestine vers l’Europe.
Selon les autorités, l’intervention a eu lieu, mercredi 4 mars lorsqu’une pirogue en difficulté a été repérée en mer. Le bateau transportait des personnes engagées dans une tentative d’émigration irrégulière. L’embarcation, qui aurait quitté la Gambie, dérivait depuis plusieurs jours. Les migrants auraient passé environ onze jours en mer avant d’être repérés et pris en charge par la marine nationale.
Après leur sauvetage, les passagers ont été conduits vers une base navale située à Dakar, la capitale sénégalaise. Le corps du nourrisson retrouvé à bord a également été ramené à terre.
Cet épisode dramatique s’inscrit dans un contexte de renforcement des contrôles maritimes en Afrique de l’Ouest. Ces derniers mois, le Sénégal, la Mauritanie et le Maroc ont intensifié la surveillance de leurs côtes, afin de freiner les départs clandestins vers l’Europe, notamment vers l’archipel espagnol des Canaries.
Face à ces mesures, les réseaux de migration irrégulière adaptent leurs routes. De nombreuses embarcations quittent désormais des zones plus au sud, notamment depuis la Gambie ou la Guinée. Ces itinéraires plus longs prolongent la durée des traversées et augmentent considérablement les risques pour les passagers.
Malgré les dangers bien connus, de nombreux Africains continuent de tenter la traversée. La restriction croissante des visas et le durcissement des politiques migratoires européennes poussent certains candidats à l’exil à emprunter des voies clandestines. Ces dernières années, des milliers de personnes ont perdu la vie ou disparu en mer en tentant de rejoindre les côtes européennes.
Thom Biakpa




