Le Sénégal est droit dans ses bottes concernant sa volonté de durcir sa législation en matière d’homosexualité. Le lundi 30 mars, en effet, le président Bassirou Diomaye Faye a promulgué, la loi renforçant significativement les sanctions pénales à l’encontre des personnes concernées.
Ce texte, adopté le 11 mars par une large majorité à l’Assemblée nationale, porte la peine maximale d’emprisonnement de cinq à dix ans. Il introduit également des dispositions visant non seulement les actes eux-mêmes, mais aussi toute forme de promotion ou de financement liés à l’homosexualité.
La législation prévoit par ailleurs, un alourdissement des sanctions financières. Les amendes, auparavant comprises entre 100 000 et 1,5 million de francs CFA, peuvent désormais atteindre entre 2 et 10 millions de francs CFA. Des peines plus sévères sont également prévues lorsque les faits impliquent un mineur.
Toutefois, le texte inclut une clause visant à sanctionner les dénonciations abusives faites de mauvaise foi, une disposition présentée comme un garde-fou contre les accusations infondées.
Cette réforme a suscité de vives réactions sur la scène internationale. Des responsables des Nations unies ont exprimé leur inquiétude, dénonçant une loi jugée contraire aux droits fondamentaux. Malgré ces critiques, les autorités sénégalaises ont maintenu leur position, inscrivant cette réforme dans une volonté affirmée de renforcer le cadre juridique existant.
Thom Biakpa




